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La MBC, à l?heure des explications

13 septembre 2004, 20:00

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M ohamad Vayid, président du conseil d?administration de la MBC/TV, s?adresse à la presse. Il s?entoure, à cette occasion, du directeur général, M. Jean Roland Delaître, et des directeurs des départements technique (Noël Rambert), finances (Basdeo Ramudhin) et Relations publiques (Yan Jankoo). Radio et télévision diffèrent des journaux. La télévision surtout s?invite à l?intérieur de chaque foyer. Elle est un messager exceptionnel. Les reproches qui lui sont adressés peuvent l?être tout autant à la société mauricienne. Radio et télévision nationales ne disposent pas des mêmes possibilités de commenter les nouvelles qu?elles diffusent et que possèdent les journaux. Elles ne peuvent pas faire non plus ce que fait toute opposition politique, à savoir marquer le plus de points possibles contre le gouvernement en place. A tout coup, elles sont perdantes. Si elles parlent de grèves illégales, l?opposition leur tombe dessus. Si elles parlent de grèves sans les qualifier d?illégales, l?Hôtel du Gouvernement se déchaîne contre elles. Elles ne sont pas parfaites mais en raison des facteurs précités, leurs rédacteurs en chef ou d?information ont le devoir de peser chacun des mots passant à l?antenne. Il n?y a aucune tentative de complot contre la population. Il n?y a viol d?aucune conscience.

La MBC ne peut se contenter d?informer. Elle doit aussi former, éduquer, divertir. L?information c?est 11% du temps d?antenne. Et même 4% si l?on tient compte des seuls bulletins en français (les plus longs). Et c?est à propos de ces derniers qu?elle est impitoyablement jugée et exécutée. Elle n?est pas en quête d?information fugitive. Elle cherche un degré de permanence. On peut désapprouver ses choix mais l?on doit respecter son droit de choisir son style, son opinion, sa manière de remplir sa mission.

Les Mauriciens ne sont pas autant éveillés qu?ils le pensent aux informations générales. Seulement 15 à 20% d?entre eux lisent régulièrement les journaux locaux et 1,5% les journaux étrangers. Or ils sont les seuls à critiquer la MBC. Essayer de plaire à ces 15/20% c?est prendre le risque de verser dans un élitisme dangereux et d?endommager sa représentativité. Il faut tenir compte que, chez lui, le Mauricien songe davantage à se divertir et à se détendre qu?à se former ou à recevoir une éducation.

Début 1980, la MBC pourrait commencer à recevoir des images télévisées par satellite. En février, elle fêtera ses 15 ans. Elle organisera une semaine de radio et de télévision qui permettra de faire l?inventaire de ses qualités et de ses faiblesses et décider des orientations à lui donner. Elle est en quête de collaboration avec de grandes chaînes internationales, notamment dans le domaine de la formation de ses cadres.

La MBC ne fait donc pas naufrage, à en croire le président de son conseil d?administration. Il n?en va pas de même pour l??Indula? dont on est sans nouvelle depuis cinq jours. Ce cargo sud-africain faisait route vers Maurice quand il disparaît au large des côtes sud de Madagascar. Son équipage était composé de 19 membres. Les recherches effectuées par l?aviation militaire sud-africaine n?ont rien donné. Il avait à son bord 2 000 tonnes de marchandises générales à destination de Maurice. Son port d?attache est Durban. Le ?Ville de Mahébourg? a signalé aux autorités malgaches la présence anormale d?un grand nombre de panneaux de particule flottant sur la mer au large de la Grande Ile.

L?express raille la ?nouvelle philosophie? en vigueur chez les stevedores. Si un travailleur portuaire veut se rendre aux toilettes pour satisfaire un besoin bien naturel, le reste de la bande cesse le travail et attend le retour de l?absent même si l?attente doit se prolonger pendant une quarantaine de minutes. Cela n?empêche pas le directeur de la Marine Authority, M. Hurryparsad Ramnarain, de critiquer la productivité du patronat.

A Port Mathurin, Rodrigues, la ?Building and Engineering? entreprend la construction d?un second quai en eau profonde, dont le coût doit s?élever à Rs 4,7 millions. La fin des travaux est prévue pour avril 1980.

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