Publicité
Le MMM et le MSM : Une relation “en béton”
Par
Partager cet article
Le MMM et le MSM : Une relation “en béton”
Le Premier ministre et leader du Mouvement militant mauricien (MMM), Paul Bérenger, et le vice-Premier ministre et leader du Mouvement socialiste militant (MSM), Pravind Jugnauth, se veulent rassurants. Leur alliance est au beau fixe, scellée en “béton” et ils iront ensemble aux prochaines élections. Tous deux condamnent le comportement du démissionnaire Siddick Chady et parlent de leur répugnance face à l’organisation d’une partielle pour le remplacer. Paul Bérenger évoque la possibilité d’amender la loi pour prolonger la session parlementaire et assurer la présentation du budget.
A la mise au point du leader de l’opposition sur les spéculations d’alliances, l’alliance au pouvoir oppose un front uni. Les deux leaders ont réuni la presse samedi pour faire taire les rumeurs. Alors que Bérenger affirme que la question de tractations d’alliances ne se pose pas, vu l’engagement du MMM envers le MSM, Pravind Jugnauth précise que son parti n’a jamais évoqué d’alliance avec le Parti travailliste (PTr).
Bérenger commente les rumeurs : “Pa kone ki sa simagre ki apel lalians social la. Ki ete sa ? Mo gagn linpresyon Ramgoolam mem zene ek so lasosiasyon avek sa voyou Valayden la et sa minet Dulloo la.” Il avance que les rumeurs d’alliance viennent d’un partenaire de l’alliance sociale, Rama Valayden.
Le Premier ministre dit noter un changement d’attitude chez le leader de l’opposition mais que les “David, Boollell, Dulloo ek Beebeejaun enkor parey”. Il prend pour exemple la proposition de Ramgoolam sur la présidence de la Mauritius Revenue Authority (MRA), que les autres membres rejettent en faisant des propositions contraires.
Paul Bérenger a tenu à “condamner le cirque et le comportement de Chady et du PTr”. Il qualifie sa démission comme un règlement de comptes “ridicule” au PTr. Pravind Jugnauth abonde dans le même sens mais préfère le terme “irresponsable”. Il dit ne pas comprendre “la nécessité pour Siddick Chady de rendre son ticket au PTr ” alors qu’il en a démissionné depuis mai 2003.
L’après-Siddick Chady est cependant incertain. Alors que le gouvernement avait dit préférer une élection partielle, les données ont changé. Paul Bérenger estime que celle-ci coûtera trop cher à l’état. Faire d’une pierre deux coups est préférable. Le problème, c’est qu’en cas d’élections générales, le Parlement doit être dissous début mai, ce qui ne laisse pas de temps pour la présentation du budget. “Nous pourrons en avancer la date mais je préfère ne pas le faire. Pareil pour Pravind.” La seule solution est “d’amender la loi pour allonger l’échéance, et permettre la présentation du budget en juin.” Le Parlement serait donc dissous après juin mais avant septembre puisque “cink an zour pou zour apre dernier eleksyon, parlman pou disoud par limem”.
Précisant qu’aucune décision n’a été prise, Bérenger ajoute toutefois que le seul but d’amender la loi serait la présentation du budget “ek li pa pou tini lor elastik elektoral kouma SSR”. Pravind Jugnauth laisse, lui, entendre que même si l’alliance au pouvoir “est prête à affronter une partielle n’importe quand et n’importe où”, la question est si cela valait le coup “à quelques mois des élections générales.” Mais, précise-t-il, toutes les options restent ouvertes.
Le Premier ministre a également donné la garantie que les employés de la MRA bénéficieront de meilleurs salaires et conditions de travail. Les difficultés de la zone franche et du sucre ont aussi été évoquées. “Nous avons la capacité, le savoir-faire pour faire face. Nous n’avons pas le choix.”
Publicité
Publicité
Les plus récents