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Le Parlement sera dissous au plus tard en mai 2005

9 septembre 2004, 20:00

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La fièvre électorale qui s?est emparée des électeurs de Port-Louis Maritime - Port-Louis Est descendra très vite. Il n?y aura pas de partielle dans cette circonscription pour remplir le siège laissé vacant par le député démissionnaire Siddick Chady.

La question a été abordée hier lors d?une rencontre au sommet entre le Premier ministre, Paul Bérenger, et le vice-Premier ministre, Pravind Jugnauth. Les deux dirigeants ont convenu qu?il est préférable de ne pas organiser un scrutin partiel alors que les élections générales doivent se tenir dans environ un an.

Le Conseil des ministres se penchera ce matin sur la situation créée par la démission de Siddick Chady et demain ce sera au tour des instances dirigeantes du Mouvement socialiste militant (MSM) et du Mouvement militant mauricien (MMM) de débattre de la question. Mais il est d?ores et déjà acquis que le régime s?organisera pour éviter une partielle dans la circonscription n°3.

Dans un premier temps, l?on avait exprimé le sentiment, à l?hôtel du gouvernement, qu?il fallait rapidement décanter la situation et organiser ?très vite? une partielle. La situation a évolué depuis. La position adoptée par le Parti travailliste (PTr) a sans doute contribué à ce changement d?attitude.

Le leader du PTr a fait savoir mercredi qu?il n?est pas très enthousiaste à l?idée de participer à une partielle et a souhaité, à la place, la tenue d?élections générales anticipées. L?argument des travaillistes est, ?qu?à un an des élections générales, le pays ne peut se permettre le luxe de gaspiller de l?argent pour une partielle?. De plus, soutiennent-ils, ?cette élection sera malsaine pour le pays?.

<B>Lourd dans le budget de l?Etat</B>

Au gouvernement également, un des facteurs déterminants a été les dépenses occasionnées par l?organisation d?une partielle. Cela aurait pesé lourd dans le budget de l?Etat. Peu d?informations ont filtré sur les considérations politiques qu?auraient évoquées les deux leaders hier pour ne pas donner suite à l?idée d?une partielle précipitée.

Vraisemblablement, les procédures prévues par la Constitution en cas d?élection de remplacement seront enclenchées dès les prochains jours, même si aucune partielle ne sera éventuellement organisée. Les procédures deviendront caduques dès que le Parlement sera dissous. Dans le scénario envisagé, la dissolution devra intervenir avant mai 2005, quand expire le délai maximum de 240 jours imposé par la loi pour la tenue d?une élection partielle.

Selon la Constitution, le gouvernement disposera de 150 jours après la dissolution du Parlement pour organiser les élections générales. Les législatives devront donc avoir lieu avant le mois d?octobre 2005.

Une difficulté légale pourrait surgir en ce qui concerne la présentation du budget, en juin prochain, si le Parlement a été dissous en mai ou avant. Cette question a reçu une attention spéciale et une solution a déjà été envisagée, affirme-t-on dans les milieux bien informés.

Le leader de l?opposition, Navin Ramgoolam, devra commenter ce nouveau développement à l?occasion d?une rencontre avec la presse, prévue pour cet après-midi.

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