Publicité
Le calme après la tempête dans le textile
Par
Partager cet article
Le calme après la tempête dans le textile
La situation se stabilise dans l?industrie du textile-habillement. C?est le sentiment qui s?est dégagé lors d?une réunion, hier, entre le Premier ministre, Paul Bérenger, et les représentants de la Mauritius Export Processing Zone Association (Mepza) et du Joint Economic Council (JEC).
Cette rencontre a permis de faire le point sur la situation dans ce secteur. Des signes positifs augurent une amélioration. La valeur et le volume des exportations se maintiennent. L?appréciation de l?euro n?est pas étrangère au fait que les recettes d?exportation de ce secteur sont satisfaisantes.
Au niveau de l?emploi toutefois, la situation n?est guère réjouissante, en raison des nombreuses pertes d?emplois enregistrées depuis le début de l?année. La fermeture récente d?Arvind Overseas et le licenciement de 900 personnes à Floréal Knitwear n?ont pas arrangé les choses.
Pas d?autres pertes d?emploi
Néanmoins, le gouvernement ? comme l?industrie ? estime que l?on ne devrait pas connaître de nouvelles fermetures et d?autres pertes d?emplois d?ici la fin de l?année.
Les exportations vers le marché européen sont au beau fixe. Par contre, le déclin continue sur le marché des Etats-Unis.
Au niveau des filières, la chemise et le T-shirt se portent bien tandis que le pantalon et le pull-over connaissent des difficultés.
Dans la conjoncture, les représentants de l?industrie textile-habillement ont demandé au gouvernement un coup de pouce supplémentaire pour aider le secteur.
La réflexion et l?action devraient se faire à deux niveaux : d?une part, de protéger les emplois existants et d?autre part, d?en créer de nouveaux.
En ce qui concerne le premier volet, les actions de la Textile Emergency Support Team (TEST) et du Corporate Debt Rescheduling Council (CDRC) se poursuivent. Avec une cinquantaine d?entreprises concernées, la restructuration du secteur textile-habillement pour assurer sa survie semble bien partie.
La création d?une enveloppe spéciale de Rs 200 millions pour le textile au niveau du National Equity Fund a été évoquée.
?La création d?un tel fonds serait un pas en avant. Cela aidera à protéger les emplois existants?, déclare Arif Currimjee, président du JEC.
Les discussions ont aussi porté sur la nécessité d?encourager la création de clusters à une grande échelle dans l?industrie du textile-habillement. Il existe quelques rares exemples de ce type d?interaction entre entreprises, mais il faudrait une stratégie pour développer davantage ce concept qui est porteur d?emplois.
Par ailleurs, les représentants de l?industrie ont fait hier des propositions pour aider ce secteur à se restructurer et à se consolider.
Parmi les requêtes formulées, figure la possibilité que les projets d?intégration verticale bénéficient des mêmes avantages que les projets de filature, au niveau fiscal et en termes de tarifs préférentiels pour les utilités (eau, électricité, tout-à-l?égout).
La Mepza prône effectivement une approche cohérente et globale en faveur de l?intégration verticale. Selon cette logique, un projet de construction d?une unité de tissage devrait être traité comme un projet de filature.
Par ailleurs, la question des connexions maritimes a également été abordée lors de la réunion d?hier. Avec l?abolition des quotas en janvier 2005, les délais de livraison deviendront un aspect encore plus important capable d?influencer la compétitivité de Maurice. Il faut donc étudier les moyens d?améliorer la connectivité du pays avec ses principaux marchés.
Le président de la Mepza, Hedley Chimon, a jugé positive la réunion d?hier. ?Le gouvernement est conscient des difficultés dans le textile et suit la situation très sérieusement. Nous sommes heureux de constater qu?il a prêté une oreille attentive à nos propositions. Nous présenterons un document à ce sujet prochainement.?
Outre Paul Bérenger, le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Pravind Jugnauth, ainsi que les ministres Sushil Khushiram, Sangeet Fowdar, Prem Koonjoo et Ahmad Jeewah étaient présents. Le secteur privé était représenté par Hedley Chimon, Arif Currimjee, Raj Makoond, directeur du JEC et Danielle Wong, directrice de la Mepza.
Publicité
Publicité
Les plus récents