Publicité

Une hausse malvenue

8 septembre 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L’annonce, un mois en avance, d’une hausse prochaine des tarifs d’autobus relève-t-elle d’un exercice de préparation de l’opinion publique, ou vise-t-elle à camoufler l’incapacité du ministère des Transports à trouver une solution face à l’augmentations des prix du carburant sur ces tarifs ?

Depuis la mise en application de l’Automatic Pricing Mechanism (APM) pour déterminer les prix des carburants, les opérateurs de l’industrie du transport ne cessent de clamer sur les toits leurs supposées pertes, cela malgré diverses garanties données par le gouvernement - à travers la State Trading Corporation- que le manque à gagner serait compenser ultérieurement. Face aux réclamations de ces opérateurs, le gouvernement étudierait la mise en place probable d’un mécanisme de compensation, en attendant une baisse éventuelle des prix du carburant.

Au cours d’une émission télévisée, l’Assistant secrétaire du ministère du Commerce devait confirmer une telle initiative du gouvernement. Or, la déclaration du ministre Anil Baichoo, la semaine dernière, prend à contre-pied le ministère du Commerce. Le Management Audit Bureau, chargé d’effectuer une étude sur les finances des compagnies d’autobus, aurait recommandé une hausse de Re1 à Rs 2 selon la longueur des trajets. Ces recommandations auraient reçu l’approbation du Conseil des ministres vendredi dernier. Cette hausse de tarifs pourrait être appliquée en octobre prochain, après le prochain exercice de révision des prix du carburant.

Toutefois l’ICP déplore qu’une telle décision ait été avalisée sans consultation avec les organisations de consommateurs. Dans une lettre adressée au ministère des Finances, la semaine dernière, l’ICP avait demandé au gouvernement d’enlever l’excise duty sur les carburants afin d’éviter une nouvelle hausse de leurs prix.

L’ICP avait demandé un amendement de l’article 7 des Consumer Protection (Control of prices of petroleum product) Regulations 2004, relatif à la marge d’application possible de tout réajustement de prix. Nous croyons que le taux maximal doit être ramené, temporairement, à 10 % au lieu de 15 %. Pour revenir à l’industrie du transport, il faut souligner que la dernière augmentation de l’ordre de 14 %, survenue en août 2002, n’a pas été suivie par une elconque amélioration du service.

Publicité