Publicité

Vijay Poonoosamy Chairman d’Airports of Mauritius Limited

8 septembre 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

●<B> Quel est votre constat après deux mois à la tête d’AML ? </B>

Ma priorité a été d’effectuer un état des lieux au niveau des ressources humaines, de la gestion des projets et des opérations. L’AML, une compagnie privée, est, sous licence du département de l’aviation civile, propriétaire et gestionnaire de l’aérogare SSR. Nous devons toutefois opérer sur une base d’autofinancement. Il est donc important pour nous d’évoluer dans un contexte de viabilité financière. L’environnement dans lequel opérait l’AML n’était guère serein. J’ai essayé de normaliser les relations industrielles. Un dialogue constructif a pu être établi avec les syndicats. Pour la gestion de l’aéroport, il y avait beaucoup à faire pour optimiser les revenus. Beaucoup d’opportunités en termes d’espaces publicitaires et commerciaux étaient non exploités.Nous avons établi un dialogue avec les opérateurs de boutiques hors taxes pour améliorer leur chiffre d’affaires.

●<B>Quelles sont les principales échéances à l’AML ? </B>

Certains projets seront mis en pratique immédiatement. Ceux à court terme devront être complétés fin novembre. Le développement touche plusieurs chantiers d’envergure – des zones distinctes pour le fret, le port franc, les jets privés et le déplacement du dépôt de carburant. Les travaux sur la zone dédiée aux jets privés débutent en avril 2005. La construction du nouveau dépôt débute en novembre et devrait prendre fin en décembre 2005. Une somme de Rs 100 millions est prévue à cet effet. Ce projet inclut une déviation de la route menant vers l’hôtel Shandrani. De nouvelles passerelles pour les passagers seront installées et des rénovations de la piste sont envisagées. La phase II du développement portera sur l’extension de l’aérogare. Nous avons déjà lancé des appels d’offres pour le choix du consultant qui sera appelé à travailler sur le plan final.

●<B> Le confort du passager reste un éternel défi... </B>

Nous avons mis en place un programme pour améliorer la circulation des passagers. Nous veillerons à chaque instant passé par le passager dans l’enceinte aéroportuaire. Cela implique la collaboration des agences de l’Etat, comme l’immigration, la douane, la Santé et l’Agriculture. Nous avons identifié 400 sources d’inefficience grâce à un exercice de constat en interne. Nous allons partager nos observations avec tous les partenaires tels les compagnies aériennes, les tour-opérateurs et les boutiques hors taxes. Un programme d’amélioration a démarré le mois dernier. Nous espérons compléter le plan d’action vers fin novembre. Nous voulons d’une aérogare plus sûre, plus fluide et plus efficace. Nous voulons que l’aéroport SSR soit la vitrine de tout ce qu’il y a de mieux à Maurice.

●<B> Que faut-il faire pour que l’aéroport SSR soit vraiment le reflet d’une île Maurice moderne ?</B>

Nous voulons que le visiteur puisse avoir un aperçu de ce qui se passe à Maurice. Il doit réaliser que Maurice n’est pas seulement le soleil, la plage et la mer. Il y a une industrie de textile dynamique, des services financiers performants et des activités informatiques ainsi que des opportunités d’affaires. L’aéroport peut servir de plate-forme au business. C’est dans cette optique qu’AML envisage la construction d’un office block dans la zone aéroportuaire. Nous avons déjà invité Air Mauritius à s’intéresser à ce projet. Nous comptons vendre l’idée à d’autres opérateurs.

●<B>Disposez-vous des fonds nécessaires pour ces chantiers ? </B>

Dès mon installation à l’AML je me suis dit qu’il fallait mobiliser les ressources et faire preuve d’imagination pour améliorer rapidement les choses avec un minimum d’investissements. Nous devrons quand même consentir à des investissements importants pour les projets de grande envergure. Nous allons revoir la gestion de nos finances. Nous avons approché les institutions financières locales avec qui nous travaillons pour améliorer nos accords. La Banque de développement européenne nous soutient pour les gros chantiers. Nous comptons aussi sur les agences locales pour le co-financement. J’ai imposé plus de rigueur dans les dépenses avec un système d’audit interne pour opérer selon les normes internationales de comptabilité et de bonne gouvernance. Nous comptons aussi améliorer nos sources de revenus. Nos recettes sont à trois niveaux : les aeronautical charges (les frais payés par les compagnies aériennes pour les services au sol), les non aeronautical charges (loyer des commerçants, frais de stationnement) et la taxe aéroportuaire. Nous travaillons à un système de tarification transparent et raisonnable.

<B>Propos recueillis par Akilesh Roopun</B>

Publicité