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Eric Triton, du blues qui fait du bien
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Eric Triton, du blues qui fait du bien
Tout de noir vêtu, le fils prodigue a enchanté un théâtre du Plaza, plein à craquer, hier soir. Eric Triton, un bluesman, un vrai, a partagé tout un répertoire : rock, ska, jazz et swing. Inspiré du delta mauricien, en l’occurrence Tamarin, et enrichi de ses aventures étrangères, il a fait vibrer un public déjà conquis.
Tantôt drôle, tantôt politiquement engagé mais toujours blues, l’énergie de ce musicien s’est traduite avec fluidité, en électrique ou acoustique. Avec le percussionniste réunionnais, Frédéric Piot, qui le comprenait à demi-mot, la voix et la guitare noire de jais de Triton ont résumé en un peu plus d’une heure les joies, les tristesses et les complexités de Maurice.
Eric Triton était précédé sur la scène de Christophe Rey. Une simple guitare acoustique. Un prélude parfait au cyclone électrique Triton. Pour son baptême du feu, Christophe Rey s’est orienté vers l’organique – trois poèmes mauriciens traduits sur des airs de jazz, suivis de trois morceaux en anglais qui flirtaient parfois avec le rock et le folk. L’artiste a même rendu hommage à Eric Triton dans une chanson évoquant, non sans une dose de nostalgie, les jours où le titan Triton jouait au Tomcat à Grand-Baie.
Une seule question persiste : à quand l’hymne national version électrique ? Entre-temps, Triton nous chante “Lil Moris serié pou pass vacances mai pou leres bizin boukou réfléchi.”
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