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Ramgoolam ravi d’avoir “réglé” le conflit état-syndicats
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Ramgoolam ravi d’avoir “réglé” le conflit état-syndicats
Le leader de l’opposition, Navin Ramgoolam, se réjouit. Son intervention, dit-il, a poussé le Premier ministre (PM), Paul Bérenger, à “rouvrir” les négociations avec les syndicats. Ces derniers étaient mécontents face au regroupement des départements fiscaux sous la “Mauritius Revenue Authority”.
Ramgoolam se félicite d’avoir “désamorcé” le conflit opposant le GM et les syndicats du service civil (FSSC) et la State Employees Federation (SEF). Rencontrant la presse samedi au Square Guy Rozemont, il déclare avoir eu deux conversations téléphoniques avec le PM. Il lui a expliqué que les syndicalistes comptent maintenir leur revendication et qu’il fallait renvoyer les débats sur le MRA Bill. “Bérenger m’a dit qu’il va en parler à Pravind Jugnauth pour cool things down afin que le pays en sorte gagnant.”
Ramgoolam affirme que le PM a écouté ses conseils, notamment sur le renvoi des débats parlementaires. Cela, lorsque le vice-Premier ministre (VPM) a ajouté 13 pages d’amendements au texte de loi initial. C’est ainsi que Bérenger aurait “désavoué” le VPM sur ce dossier, fait ressortir Ramgoolam. Car “Pravind Jugnauth ne comptait pas reculer sur ce dossier”.
Commentant la mise sur pied de la MRA, Ramgoolam considère que l’organisme, dans sa forme actuelle, constitue un dangereux précédent pour la fonction publique. “C’est le début du démantèlement de la fonction publique. Il est clair que le gouvernement veut avoir un contrôle politique sur ceux qui veulent administrer la MRA.”
Il y a aussi la question de l’éventuel embauche d’un étranger à la tête de l’organisme. Le gouvernement, souligne Ramgoolam, n’a pipé mot lorsque l’opposition a soulevé la question. Mais déjà, certaines critiques font ressortir que le PTr avait déjà approché le receveur de douanes, Bert Cunningham, comme consultant pour la mise sur pied de la MRA. Réplique de Navin Ramgoolam : le gouvernement du PTr avait approché la firme PriceWaterhouse Coopers qui a, à son tour, fait appel aux compétences de ce dernier.
Le leader de l’opposition affirme ne pas être contre la réforme de la fonction publique mais contre la manière de faire du gouvernement. “Le plus tôt l’électorat ira aux urnes, le mieux ce sera car nous avons les solutions à tous les problèmes. Nous avons affaire à un gouvernement incompétent, voire amateur.”
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