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Deux entraîneurs d’haltérophilie licenciés en Inde

24 août 2004, 20:00

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Les autorités indiennes ont annoncé hier le limogeage de l’entraîneur national d’haltérophilie, Pal Singh Sandhu, et du Biélorusse Leonid Taranenko après l’exclusion des Jeux olympiques d’Athènes de deux de leurs athlètes, convaincues de dopage.

L’Indienne Pratima Kumari, qui concourait dans la catégorie des 63 kilos, a été contrôlée positive à la testostérone. Sa compatriote Sanamacha Chanu a été contrôlée positive à un diurétique, produit pouvant masquer l’absorption de stéroïdes. Les deux femmes faisaient partie d’une liste de sept haltérophiles contrôlés positifs avant les Jeux olympiques.

Sandhu, qui entraîne l’équipe indienne depuis une décennie, et Taranenko, ancien champion du monde de la discipline, ont encadré les quatre haltérophiles indiens présents aux Jeux olympiques lors de leur stage de préparation à Minsk, en Biélorussie.

Kumari a reproché la semaine dernière à Sandhu et à Taranenko de lui avoir fait des piqûres qui, selon elle, auraient pu contenir des substances interdites.

Le président de la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF), Tamas Ajan, a promis hier que les tricheurs et leurs fédérations seraient lourdement sanctionnés après la vague de contrôles antidopage positifs ayant eu lieu avant et pendant les Jeux olympiques d’Athènes.

“Nous suspendrons les fédérations et les athlètes qui ont été contrôlés positifs ici”, a déclaré à Reuters Ajan.

“Les haltérophiles contrôlés positifs ici ne pourront pas concourir lors des prochains Jeux olympiques. Nous allons suspendre leurs fédérations et personne ne pourra m’en empêcher. Personne ne pourra m’empêcher de poursuivre la lutte contre le dopage. Pour Pékin, j’exigerai des contrôles encore plus draconiens”, a ajouté le président de l’IWF.

Le nombre d’haltérophiles exclus pour dopage lors de la période olympique s’élève à dix. Sept l’ont été avant le début des compétitions et trois pendant.

Après les Jeux olympiques de Sydney, en 2000, au cours desquels l’équipe bulgare d’haltérophilie avait perdu trois médailles d’or après une série de contrôles positifs, le CIO avait enjoint l’IWF d’accroître sa lutte contre le dopage.

Les nouvelles affaires surgies à Athènes risquent de réveiller le débat autour du maintien de l’haltérophilie dans le programme olympique.

“Cela dépend du Comité international olympique (CIO). Mais ce que je peux vous dire, c’est que je vais continuer à lutter contre le dopage”, a tenu à souligner Ajan.

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