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Ullrich pour oublier le Tour
Médaillé d?or sur les routes de Sydney, l?Allemand Jan Ullrich est arrivé tardivement à Athènes, préparation oblige, pour oublier son décevant Tour de France.
Si Lance Amstrong ne lui barrera pas la route, il devra cependant se méfier de bon nombre d?autres prétendants.
La logique penche vers un match triangulaire entre les équipes d?Allemagne (Ullrich, Zabel, Kloeden, Voigt), d?Italie (Bettini, Pozzato) et d?Espagne (Valverde, Freire, Astarloa) qui comptent plusieurs vainqueurs potentiels dans leurs rangs. Mais il faudra également penser à l?Australien Stuart O?Grady, le Belge Peter van Petegem et le Kazakh Alexandre Vinokourov. De leur côté, les Français misent sur la carte de la surprise.
Ullrich, très satisfait d?avoir pu s?entraîner en Crète avec ses coéquipiers avant de rejoindre tardivement Athènes, annonce la couleur. « Je suis motivé jusqu?à la pointe des cheveux mais il y a un côté loterie dans la course sur route. J?espère que j?ai conservé ma forme de la dernière semaine du Tour », a-t-il déclaré.
<B>Attention à Valverde</B>
Le peloton, en fait, se divise en deux catégories de coureurs, présents ou absents sur les routes de France pour le grand rendez-vous traditionnel de la saison. Avec des avantages et des inconvénients dans chaque cas. « Dix jours après la fin du Tour de France, ceux qui l?ont couru ont encore le rythme », estime l?ancien champion Laurent Jalabert. « Après dix jours supplémentaires, ceux qui n?étaient pas sur le Tour ont eu le temps d?acquérir ce rythme. Cela se joue sur la fraîcheur. »
Vinokourov, absent du Tour sur blessure et coéquipier habituel d?Ullrich, compte sur cet avantage tout comme Van Petegem, qui sait parfaitement surgir au moment opportun. A l?inverse, Paolo Bettini, frustré par ses deuxièmes places aux deux dernières courses de Coupe du monde (Hambourg, San Sebastian), espère profiter enfin de sa belle condition au sein d?une équipe italienne en panne de réussite dans la course olympique à Atlanta et à Sydney.
Tous se méfient comme de la peste de la dernière merveille du cyclisme espagnol, Alejandro Valverde, qui a accumulé quatorze succès depuis le début de l?année. À ses côtés, l?Espagne, déçue par ses grimpeurs dans le Tour de France, aligne un redoutable trident avec Oscar Freire et Igor Astarloa. Autant d?adversaires de première force pour Ullrich, concentré sur l?objectif olympique après son décevant Tour de France (4e), à côté d?une surprise possible du côté des Pays-Bas (Dekker, Boogerd), de la Norvège (Hushovd) ou des États-Unis (Hincapie).
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