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Des Jeux au-dessus de tout soupçon ?
Malgré des sanctions de plus en plus sévères, les produits interdits circulent toujours. Mais les XXVIIIe Jeux Olympiques et le président du CIO, Jacques Rogge, ont déclaré la guerre aux tricheurs.
Désormais la sécurité et le dopage sont les deux seules préoccupations des organisateurs de la compétition grecque.
Les récents déboires des athlètes américains n?ont fait que réveiller les craintes de voir les Jeux ternis par de sombres affaires de produits interdits. Les derniers JO, ceux de Salt Lake City en 2002, s?étaient achevés sur une triple affaire de dopage. Le pire serait que les tout premiers Jeux du millénaire s?inscrivent dans cette continuité.
Le sport américain est l?objet de toutes les attentions. Le scandale du laboratoire BALCO est venu jeter de l?huile sur le feu en mettant à jour un présumé réseau destiné à approvisionner les athlètes en stéroïdes, notamment la THG. Tim Montgomery, Marion Jones et Kelli White ont ainsi été impliqués. On ne peut que féliciter les efforts de l?USADA, mais il est fort à parier que de gros poissons passent encore entre les mailles du filet.
<B>Des cas isolés</B>
Mais les athlètes américains ne sont pas les seuls à figurer sur le banc des accusés. Ces dernières semaines, d?autres cas semblables ont fait la une, dans divers sports. Le cycliste suisse Oscar Camenzind a ainsi été exclu de la compétition pour prise d?EPO, tout comme le boxeur kenyan David Munyasia, testé positif à la cathine (stimulant).
Quelques jours auparavant, un contrôle confondait le coureur irlandais de 10 000 mètres Cathal Lombard, tandis que mardi, l?équipe grecque de base-ball écartait à son tour deux de ses joueurs.
Le principal dépositaire de l?identité des Jeux, le Comité International Olympique se dit lui aussi engagé dans une croisade sans pitié contre les tricheurs.
De nouveaux tests sanguins destinés à démasquer les sportifs ayant recours à l?hormone de croissance, à des transfusions sanguines ou encore à des hémoglobines artificielles seront mis en place en Grèce. Un beau progrès. Le président Jacques Rogge, qui vivra à Athènes ses premiers JO d?été en tant que président du CIO, espère coincer un maximum d?athlètes dopés lors des contrôles : « Chaque cas positif est une victoire, confie-t-il. D?une part, cela élimine le tricheur mais cela lance aussi un message à ceux qui voudront tricher. En 2002, aux JO d'Hiver de Salt Lake City, il y a eu sept cas positifs, alors qu?il n?y en avait eu que cinq au cours des 18 olympiades précédentes. Nous devrions voir une recrudescence des cas de dopage à Athènes et cela ne me désolera pas.» Ne rêvons pas : les JO 2004 ne seront pas encore ceux d?une propreté totale. Mais si la transparence est au rendez-vous, un premier pas dans la bonne direction sera fait. C?est déjà ça.
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