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Chavez prédit que la victoire est «inévitable»

13 août 2004, 20:00

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Le président sortant Hugo Chavez a prédit cette semaine qu?il remporterait aisément le «référendum révocatoire» de demain au Venezuela que lui a imposé l?opposition.

Cette dernière a rassemblé peu après à Caracas ainsi que dans d?autres villes du cinquième exportateur mondial de pétrole des centaines de milliers de partisans pour réclamer bruyamment le départ du président populiste de gauche.

«Une défaite est pratiquement impossible, (....) mathématiquement impossible», a déclaré lors d?une conférence de presse l?ancien officier parachutiste putschiste élu en 2000 pour un mandat de six ans.

Le chef de l?Etat, qui devra organiser une nouvelle élection présidentielle dans un délai d?un mois en cas de défaite demain, a exhibé fièrement devant les journalistes des études d?analystes de marché étrangers prédisant sa victoire.

Armés de sifflets, frappant sur des casseroles et au cri de ralliement de «Dehors, dehors !» les adversaires du chavisme ont envahi les rues des quartiers Est de la capitale à l?occasion d?une démonstration de force.

«Il est temps pour Chavez de céder la place», a commenté un manifestant anti-chaviste, Carlos Vargas, technicien en électronique.

Les marchés financiers et pétroliers restent, quant à eux, très attentifs à l?issue du référendum dans la crainte qu?une défaite du président sortant ne déclenche des troubles et mette en péril les exportations de pétrole du Venezuela, premier fournisseur de brut des Etats-Unis.

L?incertitude sur la situation politique au Venezuela est déjà un facteur aggravant de l?actuelle flambée des cours mondiaux du pétrole due principalement aux violences en Irak.

Le ministre du Pétrole, Rafael Ramirez, a tenu à rassurer les marchés en affirmant que son pays respecterait ses engagements en matière de livraison de brut quel que soit le vainqueur de la consultation de dimanche.

Chavez s?est quant à lui amusé à jouer sur les craintes d?instabilité et la peur de l?inconnu des marchés.

Il a accusé l?opposition d?être incapable de diriger le pays et affirmé que l?armée et le personnel du secteur pétrolier n?accepteraient pas un gouvernement composé par ses adversaires politiques. «Un gouvernement formé par ces messieurs serait balayé», a-t-il assuré.

<B>Pascal Fletcher</B>

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