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La révolution française s’essouffle
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La révolution française s’essouffle
Après l’échec des Bleus à l’Euro-2004, ajouté à celui du Mondial-2002, la “révolution française” qui transformait depuis 1998 la Premier League donne, à cette saison, qui débute demain, de sérieux signes d’essoufflement.
Si les 29 joueurs français sont toujours l’un des principaux contingents étrangers de la Premier League, la cote du football “made in France” a singulièrement baissé depuis l’époque glorieuse du doublé Coupe du monde 98-Euro-2000.
Signe de ce changement lié aux contre-performances des Bleus en Asie (2002) puis au Portugal (2004), les recrutements de Chelsea. Mourinho, l’entraîneur des Blues, a acheté Portugais (Tiago, Ricardo Carvalho, Paulo Ferreira), Néerlandais (Arjen Robben), Serbo-Monténégrin (Mateja Kezman), mais pas Français.
Le technicien a seulement recruté l’Ivoirien Drogba, troisième meilleur buteur de la Ligue 1 l’an dernier avec 19 buts.
Dans le même temps, Chelsea faisant ses adieux à Desailly et Petit, deux symboles de la génération 1998, qui ont joué à Londres respectivement six et trois saisons.
Quant aux vedettes de la Premier League que sont l’attaquant Henry ou le milieu de terrain Vieira, leur club d’Arsenal a longtemps affirmé qu’ils étaient “intransférables”.
Wenger est bien le seul</B>
Un jugement qui semble remis en question pour Vieira, tout proche du Real Madrid après huit saisons chez les Gunners. Wenger, le manager du champion en titre, continue à acheter français avec l’arrivée de Mathieu Flamini (20 ans), après Gaël Clichy (19 ans) et Jérémie Aliadière (21 ans). Il est bien le seul.
En faisant signer Cissé, Liverpool a certes réalisé l’un des gros transferts de l’intersaison (14 m d’euros), mais l’opération avait été amorcée par le Français Houllier, remercié par les Reds en fin de saison dernière.
Son successeur, Benitez, a fortement réduit la coloration tricolore du club : exit Cheyrou, Vignal et Le Tallec.
La cote des techniciens français s’est également détériorée sauf Wenger, le “faiseur de miracles”.
Houllier, malgré un triplé Coupe de l’UEFA-Coupe d’Angleterre-Coupe de la Ligue en 2001, n’a pas atteint l’objectif de ramener le titre de champion à Liverpool pour la première fois depuis 1990.
Tottenham pensait avoir réalisé “le coup” de l'intersaison en recrutant Santini. Les Bleus étaient alors encore les favoris de l’Euro-2004.
Mais, matches de préparation poussifs et frictions avec Arnesen, directeur sportif, Santini est l’un des favoris dans la course au titre… du premier entraîneur limogé.
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