Publicité
Le conseil d?administration de l?IBA en pleine mutation
Par
Partager cet article
Le conseil d?administration de l?IBA en pleine mutation
L?IBA adopte un ton plus sévère. A l?horizon un contrôle plus strict du cadre légal dans l?audiovisuel mauricien, en particulier les radios privées. Dans cette optique, le remplacement d?Ashok Radhakissoon, président de l?Independent Broadcasting Authority (IBA) se précise.
D?autres changements devraient aussi avoir lieu au niveau du conseil d?administration de l?organisme. Toutefois, pour l?instant, rien d?officiel n?a filtré depuis le bureau du Premier ministre. Cette décision cadre avec la politique plutôt restrictive adoptée par le gouvernement depuis plusieurs mois.
En mars dernier déjà, le Premier ministre Paul Bérenger avait tiré la sonnette d?alarme et avait convoqué les patrons de radios pour appeler à davantage de vigilance au niveau des interventions du public en direct sur les ondes. Parallèlement, l?IBA avait mis ?les radios et la télévision sous stricte surveillance?. Des engagements solennels avaient été pris à l?issue de cette réunion. Ils avaient notamment trait à la diffusion en léger différé de certaines émissions. Cette mesure sera bientôt mise en pratique.
Cependant, la flexibilité et la liberté laissée par l?avocat Ashok Radhakissoon aux acteurs de l?audiovisuel ne fait pas l?unanimité au sein du gouvernement.
Pour l?heure cependant, c?est la très grande discrétion autour de ce mouvement. Contacté hier en fin d?après-midi, Ashok Radhakissoon n?a cependant pas souhaité ?faire des commentaires à ce stade?. D?autres sources indiquent qu?il n?aurait pas encore été informé officiellement par les autorités sur son éventuel départ du fauteuil de président de l?IBA.
Monopole
En cas de remplacement, Ashok Radhakissoon ne quitterait pas pour autant l?IBA. Car la loi cadre de l?autorité exige la présence d?un membre du board de l?Information & Communication Technologies Authority (ICTA) au sein de celui de l?IBA.
C?est donc en toute logique, même s?il n?est pas renommé au poste de président, qu?Ashok Radhakissoon demeurerait au sein du conseil d?administration de l?IBA, cette fois en tant que représentant de l?ICTA dont il est le président. L?IBA et l?ICTA sont appelées à fusionner à l?avenir.
Il serait toutefois faux d?affirmer que ces bruits de changement de têtes à l?IBA constituent un acte ?précipité? de la part du gouvernement. Le mandat du présent conseil d?administration de l?autorité a en effet expiré depuis avril dernier.
Depuis cette date, le gouvernement n?a procédé à aucun renouvellement puisqu?il estimait qu?il ?n?y a aucune urgence à ce niveau?, affirme-t-on dans les milieux proches du gouvernement. La quête d?un nouveau président n?a démarré que quelques semaines de cela.
Selon l?Interpretation & General Clauses Act 1974, lorsqu?il n?y a pas de renouvellement au sein d?un conseil d?administration d?une autorité, ce sont les anciens membres qui restent en poste. Aucune illégalité à ce niveau-là donc.
Reste que la quête de l?oiseau rare n?est pas chose aisée. L?IBA Act stipule que le président de l?institution doit être ?nommé par le président de la République en consultation avec le Premier ministre et le leader de l?opposition?. Un consensus général est donc indispensable. De plus, la personne recherchée doit être de préférence un homme de loi. ?Peu de personnes correspondent au profil?, affirme-t-on au gouvernement. Nommé en 2000 à la tête de l?IBA en même temps que la création de l?organisme, Ashok Radhakissoon a accompagné l?avènement des radios privées à Maurice.
En 2001, il a également été désigné pour présider l?ICTA, après avoir fait ses preuves à l?IBA, pour là aussi libéraliser le secteur des Télécommunications où Mauritius Telecom avait un large monopole. La présidence d?Ashok Radhakissoon à l?ICTA n?est pas remise en question.
RÉFORME
Probables modifications à la loi cadre de l?IBA
■ L?Independent Broadcasting Authority (IBA) Act sera-t-il revu ? C?est ce que devrait décider un comité spécial (voir ci-dessous) qui a examiné hier plusieurs dossiers, notamment la législation concernant cette autorité. Le but : définir les sanctions à être prises en cas d?abus par des opérateurs de radios.
Publicité
Publicité
Les plus récents