Publicité

Des souvenirs et…des regrets

11 août 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Atlanta 1996, Sydney 2000. Stéphane Beeharry fait partie de ces rares athlètes mauriciens qui ont eu la chance de vivre deux Jeux olympiques. Il aurait tant voulu être à Athènes demain soir...

“ Je suis un peu triste parce que je connais l’ambiance qui règne aux JO. C’est une expérience unique. On apprend à connaître différentes cultures, à se faire de nouveaux amis et c’est aussi l’occasion de côtoyer les meilleurs mondiaux ”, lâche-t-il avec regret, lui qui ne cache pas une certaine amertume de n’avoir vu aucun Mauricien se qualifier aux Jeux de Barcelone.

Mais, à qui la faute ? Stéphane Beeharry s’explique : “ Il fallait participer à un minimum de huit tournois internationaux. Morten Frost (NdlR : ex-champion du monde et entraîneur de la sélection nationale sud-africaine), a tout fait pour que ses joueurs obtiennent leur qualification. On ne peut en dire autant dans le cas des Mauriciens. En peu de temps, nous avons essayé de disputer quelques tournois sur le continent africain.”

Or, ce n’était pas suffisant. Pour obtenir une qualification olympique, il fallait absolument participer à des compétitions européennes. Mais c’était sans compter les contraintes financières. Ajouté à cela, les interminables conflits entre dirigeants de la fédération.

<B>“C’était grandiose”</B>

Stéphane Beeharry garde de bons souvenirs de sa participation aux JO d’Atlanta et de Sydney.

“A Atlanta, c’était la première fois que je participais aux JO. C’était grandiose car je n’avais jamais auparavant vécu une manifestation de cette envergure. J’avais connu les Jeux du Commonwealth mais ce n’était pas de la même dimension.

Et lors du défilé des athlètes, Stéphane avait l’impression d’entrer dans un autre monde. “Le stade entier nous acclamait. J’étais fier de pouvoir représenter l’île Maurice ”, relate-t-il.

Petit regret quand même...

“ Je n’ai pas pu assister à un match de la Dream Team USA, car il n’y avait plus de billets disponibles ”, rigole-t-il.

Pour le champion de Maurice, les Jeux de Sydney étaient encore plus grandioses. “ L’organisation était beaucoup plus impressionnante. C’était tout à fait logique car la technologie avait beaucoup évolué en quatre ans ”, se souvient-il.

Et puis il y avait l’accueil des Australiens. “Les volontaires étaient beaucoup plus sympathiques qu’à Atlanta. Ils étaient toujours prêts à nous aider .”

Il s’en est, cependant, fallu de peu pour que Stéphane Beeharry ne soit pas présent à Sydney. “Marie-Hélène Pierre et moi-même avions obtenu notre qualification in extremis. Ce sont les Sud-Africains qui s’étaient qualifiés pour l’épreuve du double mixte mais ils ont déclaré forfait à la dernière minute.

Le choix de la Fédération internationale s’est donc porté sur les deux Mauriciens vu qu’ils étaient deuxièmes sur la liste des qualifiés. “Mais tout n’était pas gagné puisque Marie-Hélène avait déjà rangé ses raquettes. Son retour uniquement pour les JO avait donné lieu à beaucoup de commentaires dans le giron”, raconte-t-il.

Quant à ces Jeux d’Athènes, la chance n’était pas au rendez-vous. Les Sud- Africains, qui se sont qualifiés dans les cinq épreuves – simple dames et hommes, double dames et hommes et double mixte – ont tous confirmé leur participation à l’événement hellénique.

Publicité