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Le danger du gigantisme
Les Jeux d'Athènes, avecleurs 301 épreuves impliquant 202 nations, pourraient marquer la fin de la croissance des JO, dont certains sports pourraient être exclus dans un avenir proche afin d’alléger un programme de plus en plus chargé.
Jacque Rogge, président du Comité international olympique, pense que les Jeux sont victimes de leur gigantisme. Il a promis d’aider les villes hôtes à réduire les coûts engendrés par l’organisation de l'événement.
Quelque 10 615 athlètes et 200 000 personnes accréditées étaient présents à Sydney, en 2000. Chaque athlète coûte aux organisateurs des Jeux 30 000 dollars (environ 24 500 euros) et chaque journaliste 15 000 dollars (12 250 euros). “Les Jeux ont atteint une taille critique qui pourrait mettre en danger leur succès à l'avenir si cette taille ne diminuait pas”, était-il écrit dans un rapport du CIO en 2002.
Rogge, qui fut président de la commission d'organisation des Jeux de Sydney avant de devenir président du CIO en juillet 2001, pense qu'une réduction des coûts est indispensable pour permettre à des villes d'Amérique latine et d'Afrique d'accueillir la plus grande manifestation sportive du monde. Pour endiguer la croissance des Jeux, il a été décidé de ne pas introduire de nouveaux sports à Athènes, mais seulement une nouvelle discipline : la lutte féminine.
En mai, le CIO a décidé de n'exclure aucun sport avant 2012. Rogge a néanmoins signalé que les 28 sports inscrits au programme des Jeux devraient prouver leurs valeurs à Athènes s'ils ne veulent pas être évincés à l'avenir. En 2002, le président du CIO s'était également interrogé sur l'absence de certains sports populaires, comme le golf ou le rugby.
<B>Quand les disciplines n’attirent plus </B>
Plusieurs sports ont déjà évité de peu l'exclusion de la famille olympique. Ce fut le cas du softball et du pentathlon moderne, qui exigent la mise en place d'installations très coûteuses, mais aussi du baseball, peu populaire à travers le monde et dont le tournoi olympique peine à attirer les meilleurs professionnels nord-américains.
L'avenir olympique de ces trois sports paraît compromis. Mais d'autres sports plus traditionnels semblent également menacés comme l'haltérophilie, le tir à l'arc ou l'escrime. Les responsables de la Fédération internationale de tir à l'arc espèrent que les épreuves d'Athènes, dans le stade Panathinaïko où eurent lieu les premiers Jeux de l'ère moderne, redoreront le blason de leur sport.
L'escrime, autre sport olympique “historique”, pourrait aussi faire les frais de cette politique d'allégement. Le nombre d'épreuves de natation synchronisée, de tir, d'aviron, de badminton et de voile pourrait être réduit. Ces sports ont comme point commun de souffrir d'une faible exposition médiatique en raison notamment de leurs règlements souvent opaques.
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