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Filiére polytechnique, la voie après la ?Form V?
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Filiére polytechnique, la voie après la ?Form V?
Le constat est alarmant. Chaque année, environ 4 000 jeunes quittent les établissements secondaires après la Form V. Cela, sans qu?ils n?aient pour autant, une formation adéquate afin d?être employables. Le ministère de l?Education et le Technical School Management Trust Fund (TSMTF) réagissent.
Ils préparent en ce moment un blueprint sur la politique et le fonctionnement d?une nouvelle filière impliquant des écoles polytechniques. La nouvelle filière sera probablement opérationnelle dès février prochain et devrait permettre à environ 500 jeunes de poursuivre leurs études la première année.
Ces établissements auront la tâche d?offrir une éducation alternative de qualité au niveau technique pour ceux qui pensent quitter le système après la Form V. Il s?agit ainsi de former des cadres moyens dans les secteurs aussi divers que le génie civil, l?ingénierie ou encore les nouvelles technologies. Le document devrait être remis à la fin de ce mois au ministre de l?Education, Steven Obeegadoo.
Actuellement, le comité chargé de préparer le document et qui est présidé par Santosh Kumar Mahadeo, responsable du département Curriculum Renewal & Polytechnics du ministère, examine le fonctionnement de cette filière.
Les étudiants qui entreront dans cette filière seront dispersés dans quatre établissements. Les trois structures secondaires du TSMTF (le lycée polytechnique Sir Guy Forget, l?Institut supérieur de technologie et la Swami Dayanand School of Management) accueilleront une partie des étudiants.
Actuellement en construction, le collège d?Etat de Rose-Belle offrira probablement la moitié de ses places pour des étudiants de cette filière.
Au niveau de la durée des cours, il n?est pas encore établi si ces étudiants suivront une formation de trois ans ou par tranches de deux ans. La dernière option permettrait l?obtention d?un premier diplôme après les deux années d?études alors qu?un autre diplôme sera octroyé à la fin du cycle. Pour l?instant, le comité penche plutôt pour trois ans d?études.
Autre problème : le statut de cette filière. Le but est de créer une identité propre et bien distincte des instituts régis par le TSMTF et de ne pas créer une confusion avec l?Industrial & Vocational Training Board.
De plus, un projet presque similaire à celui sur lequel travaille le comité est en cours depuis un an à l?Institut supérieur de technologie. Celui-ci touche une cinquantaine d?élèves qui obtiendront un brevet d?initiation aux sciences de l?ingénieur à la fin de leurs études. Certains pédagogues considèrent déjà que ce projet sera un succès.
Entre-temps, le constat est édifiant. Sur 100 jeunes qui passent leur Form V, 51 n?obtiendront pas leur Higher School Certificate et 35 autres n?essaieront même pas. Et sur les 49 qui obtiennent leur HSC, 40 % stopperont leurs études à ce niveau.
Ainsi, notre système éducatif ne considère pas les besoins de ces jeunes qui auraient pu entamer une carrière professionnelle avec un métier déjà en main.
?Pour différenteas raisons, ces jeunes stoppent leurs études. Mais, professionnellement où peut-on aller avec un School Certificate ou même un Higher School Certificate en poche ? La filière normale est conçue pour les étudiants qui désirent aller à l?université?, soutient Harry Phoolchand, président du TSMTF.
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