Publicité

Signature d?un accord de partage du pouvoir au Burundi

6 août 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Sous les auspices du vice-président sud-africain, Jacob Zuma, les partis politiques du Burundi sont parvenus hier matin à Pretoria à un accord de partage du pouvoir. Cet accord dont les détails n?ont pas été immédiatement rendus publics a été signé par vingt partis.

Dix partis ne l?ont pas approuvé, ce qui n?a pas empêché le vice-président Zuma, médiateur du conflit sur le Burundi, de se montrer enthousiaste. «Certains font l?histoire, d?autres écrivent l?histoire. Nous sommes en train de faire l?histoire au Burundi», a-t-il dit.

L?accord sur le partage du pouvoir, essentiellement entre les Hutus (majoritaires) et les Tutsis, porte sur la période d?après la transition, qui doit débuter le 1er novembre.

L?absence de compromis empêchait la rédaction de la nouvelle Constitution du Burundi, qui doit régir la période d?après-transition.

Le principal ex-mouvement rebelle, les Forces pour la défense de la démocratie (FDD), désormais membre du gouvernement, avait annoncé qu?il ne participerait pas aux dernières négociations de Pretoria.

Fin juillet, Jacob Zuma avait proposé un plan de partage du pouvoir au terme de discussions avec le gouvernement burundais et les trois plus importantes formations politiques du pays, dont les FDD et le parti tutsi Uprona.

Mais ce dernier avait «rejeté» le plan de M. Zuma, estimant qu?il avantageait trop les Hutus, qui représentent 85 % de la population du Burundi.

Mercredi soir, l?Uprona a remis ses nouvelles propositions de partage aux différents partis et ex-mouvements de rébellion présents à Pretoria.

Le Burundi tente difficilement de sortir d?onze ans d?une guerre qui a opposé l?armée dominée par les Tutsis à des rebelles hutus. Le conflit a fait quelque 300 000 morts. Aujourd?hui, un seul mouvement rebelle continue de se battre.

Publicité