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Roland Meunier, charcutier

3 août 2004, 20:00

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C’est dans le verdoyant village de Citronnelle, situé au centre de l’île, que se niche la maison de Roland Meunier. On vient de partout pour lui acheter son jambon fumé, ses saucisses créoles, sa mortadelle ou ses galantines de poulet. Cet homme discret et chaleureux n’a pas toujours exercé cet emploi. Successivement, chauffeur, employé du CEB et cuisinier, il s’est reconverti en 1997 : “J’avais appris à faire du jambon quand j’étais jeune. Comme j’aime faire ce métier, j’ai décidé d’y revenir”. C’est en 1968 à l’Agriculture Training Farm (ATF) qu’il appris à en faire sa spécialité.

Situé à Maréchal, l’ATF est l’ancêtre de l’IVTB. Sous la direction d’un Anglais, le père Smith, une vingtaine de jeunes y apprenaient pendant 3 ans les métiers de la ferme et comment transformer ce qui y était produit. “Il nous a vraiment appris à aimer ce métier. Doser les ingrédients, les préparer, surveiller la cuisson, c’est passionnant”.

En 1998, Roland Meunier s’envole pour la Réunion. A Cilaos et St André, il se perfectionne et apprend de nouvelles recettes comme celle de la galantine et du pâté de foie, qu’il adapte ensuite aux produits rodriguais : “Je crois que les gens viennent chez moi parce que mes produits sont authentiques, qu’ils ont du goût. A La Réunion, on m’a appris des recettes. J’ai essayé de les adapter au goût des Rodriguais”.Ce passionné de foot, fan absolu de Liverpool, espère développer ses activités. Il voudrait ouvrir un grand espace abattoir, boucherie, charcuterie.

Ce projet pourrait créer 6 emplois directs et donner du travail aux éleveurs : “Si mon projet aboutit, je pense que j’aurai besoin d’environ 150 porcs par mois, en plus de poulets, de pintades, de canards et de lapins, pour préparer les jambons, les terrines et les pâtés que j’aimerai proposer aux gens du pays”. Pour l’instant, Roland Meunier ne fait aucune publicité. Mais il s’est forgé une solide clientèle grâce à un bouche à oreille flatteur. Modeste, il reconnaît avoir du plaisir à voir revenir ses clients : “Vous savez, quand on vous félicite pour vos saucisses ou votre jambon de poulet, cela fait vraiment plaisir”.

A.S.</B>

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