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Les tickets d?autobus augmentent de 11 à 43%

25 juillet 2004, 20:00

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Mauvaise nouvelle pour les usagers du transport en commun. Ils doivent payer plus cher leur ticket d?autobus. L?annonce est faite par le ministre des Travaux, Me Emmanuel Bussier. Ce dernier annonce aussi le début d?opération de la Corporation nationale de Transport (CNT) dont le président est M. Mervyn North-Coombes. Les tarifs préférentiels pour étudiants sont maintenus. Les lignes peu rentables seront subventionnées. Le système des sections (stage system) est introduit et appliqué à partir de ce jour.

Les facteurs nécessitant cette révision du coût du transport par autobus concernent les augmentations de 12% du prix du diesel, de 27 % du prix de la graisse et des huiles de moteur, de 15 % à 20 % des prix de pièces de rechange. Elle englobe également d?autres dépenses additionnelles comme les nouvelles taxes douanières, la contribution au plan de pension, les augmentations salariales, le coût de la semaine de 40 heures. Les nouveaux tarifs tiennent compte du fait que les compagnies peuvent faire des profits sur des petites distances. Les tarifs sur les longs parcours ne sont pas augmentés. Les compagnies ont réclamé une augmentation de 50 %. Des permis d?opérer sont accordés à des propriétaires individuels sur de nouvelles lignes à créer. Les subsides concernent les lignes de Chamarel, de Bois-Chéri et de Grand-Bassin.

Désormais le coût du ticket Port-Louis/Curepipe ou Vacoas, passe de Re 1.75 à Rs 2. Les plus fortes augmentations concernent les lignes P. Louis ? Centre de Flacq, R.Hill ? Centre de Flacq, Q.Bornes ? La Gaulette. Sur ces distances, le coût du ticket passe de Re 1.75 à Rs 2.50. Le tarif le plus cher est celui de R.Hill ? Centre de Flacq par Bel Air. Il passe de Rs 2.25 à Rs 2.75.

Après plusieurs jours d?angoisse, la grève, déclenchée par la Planters Workers Union et qui a pratiquement paralysé l?industrie sucrière, prend fin au bout de trois jours de sérieuses perturbations. Les syndicats concernés (AGWU, SIOA et PWU) ont obtenu satisfaction sur une dizaine de demandes dont les allocations de loyer et de transport. Ils obtiennent une allocation spéciale pour les femmes qui doivent répandre le guano. Des négociations se poursuivent sur d?autres points dont l?application de la semaine de 40 heures dans l?industrie sucrière. Il ne faut pas écarter l?éventualité que cette grève en soit une de complaisance pour affaiblir l?influence des syndicats affiliés à la GWF et sous obédience militante.

La MEF s?insurge contre les faiblesses dont fait preuve le gouvernement. Au lieu de diriger le pays, il cède de plus en plus aux pressions de l?opposition et des syndicats. Il ne respecte pas toujours les lois en vigueur. Il se cache derrière les faux-fuyants et cherche des boucs émissaires. Il lui faut pourtant motiver la population et lui faire comprendre les difficultés économiques actuelles.

Le président Antoine Harel met en garde contre toute tentative gouvernementale d?outrepasser les instances para-judiciaires et de donner aux députés législateurs un rôle qui n?est pas le leur. Majorité et opposition ont tort de vouloir tout résoudre par des commissions parlementaires restreintes. Il dénonce à ce propos la levée de boucliers du MMM contre la Commission des Relations industrielles (CRI). Ce parti compte-t-il s?attaquer ensuite au NRB, au TAP, à la Cour suprême ? demande-t-il.

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