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Bel-Ombre dans l?aventure touristique
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Bel-Ombre dans l?aventure touristique
«Bel-Ombre est un merveilleux projet-pionnier.» Christian Rivière, directeur des relations extérieures du groupe Food & Allied, ne cache pas sa satisfaction. Bel-Ombre se trouvera face à sa nouvelle destinée à partir de novembre. Deux des cinq hôtels du fameux projet touristique intégré ouvriront alors leurs portes. Un troisième commencera ses opérations à la mi-décembre. Ces établissements offriront un millier d?emplois prioritairement aux gens de la région.
Premier maillon du projet, la nouvelle route de Bel-Ombre, a été inaugurée hier par le ministre des Infrastructures publiques, Anil Bachoo et celui des Utilités publiques, Alan Ganoo.
Liant développement économique et social, le projet, une première dans la région, veut renforcer Maurice dans le secteur touristique mondial. «Bel-Ombre démontre le souci du gouvernement de continuer à développer l?économie et à confirmer le tourisme comme un pilier», affirme Alan Ganoo.
Au coût d?environ Rs 6 milliards, cinq hôtels de luxe, un golf de 18 trous de standard international cohabiteront avec des complexes commercial, artisanal et sportif. Environ 2 000 emplois seront créés d?ici un an sans mentionner les postes indirects.
Conçu en 2001, le projet de Bel-Ombre a été en veilleuse pendant des mois pour allégations de mauvaises pratiques dans l?allocation du contrat de réalignement de la route. Un nouvel exercice d?appel d?offres a eu lieu en 2003. Entre-temps, l?accès aux sites était quasiment impossible.
Aujourd?hui, la route de 1,6 km, au coût de Rs 73 millions, est opérationnelle et la construction des trois hôtels est en bonne voie.
Deux cinq étoiles ouvriront en novembre, L?Heritage Golf & Spa Resort, du groupe Vérandah, quelques jours avant le Voile d?Or, du groupe Bunjun & sons. Ces deux hôtels occuperont 25 et 21 arpents respectivement.
Autre cinq étoiles, qui accueillera des touristes à partir de la mi-décembre, le Telfair Golf & Spa Resort. Comptant 156 chambres, cet hôtel de style colonial nécessite un investissement de Rs 1,4 milliard. Pour le promoteur, Food & Allied, c?est le troisième hôtel après Le Labourdonnais et Le Suffren, situés à Port-Louis.
Le groupe Naïade a lui lancé le chantier de La Néréïde au début de juillet. Le groupe Roopun, allié à l?italien Temsa, devrait enclencher les travaux dans quelques mois. Le projet intégré de St-Félix, qui devrait contenir quatre hôtels, a également démarré voici quelques semaines. Un projet analogue à Les Salines est encore embryonnaire.
Longtemps délaissée, la région peut entrevoir sereinement l?avenir. «C?était notre plus grande priorité», souligne Anil Bachoo. Mais le Sud-Ouest offre-t-il du personnel suffisamment qualifié? Christian Rivière est confiant. «Depuis que les hôtels ont annoncé leur venue, de nombreux jeunes sont allés se former à l?école hôtelière d?Ebène», assure-t-il. Environ 200 jeunes ont suivi les cours de cette institution.
Reste à attirer les touristes pour remplir ces hôtels. C?est un tout autre problème.
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