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La performance socio-économique du pays à l?épreuve des partenaires sociaux

20 juillet 2004, 20:00

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Maurice se soumet à l?évaluation version Nepad (New Partnership for Africa?s Development). L?Africa Peer Review Mechanism (APRM) démarre un vaste exercice d?audit sur plusieurs aspects de la vie publique dans le pays. Quatre axes ont été identifiés : démocratie et bonne gouvernance politique, gouvernance et gestion économique, gouvernement d?entreprise et, enfin, le développement socio-économique.

La performance par rapport aux divers critères est notée par les partenaires sociaux du pays (institutions gouvernementales, société civile, secteur privé, syndicats?). Il n?y a pas de participation externe, telle que les experts étrangers.

L?APRM est un des principaux instruments qui vise à rendre opérationnels les objectifs du Nepad. Son but est d?encourager l?adoption des politiques, des normes et des pratiques en vue de promouvoir la stabilité politique et économique, une croissance économique élevée, un développement durable et une intégration économique sous-régionale et continentale accélérée. Le système d?évaluation est un des moyens pour y parvenir.

Pour plus de transparence

Le National Economic and Social Council (NESC) a la grande responsabilité de mettre en place et de gérer la logistique d?évaluation. ?Nous travaillons pour rendre l?exercice aussi transparent et démocratique que possible?, affirme le secrétaire général du NESC, Jayeraj Ramjada.

L?exercice est réalisé au moyen d?un questionnaire couvrant le plus possible les différents aspects concernés. A titre d?exemple, la partie consacrée à la section ?Gouvernance et gestion économique? traite de la politique macroéconomique et de développement durable, d?investissement privé, de gestion saine des finances publiques; du combat contre la corruption et du blanchiment d?argent, et de transparence dans la conduite des affaires économiques du gouvernement, de la vulnérabilité du pays face aux chocs internes et externes ; de la capacité de mobiliser des ressources, du développement institutionnel; l?intégration régionale (à travers l?harmonisation des politiques monétaires, de commerce et d?investissement) et de la décentralisation fiscale.

L?APRM se sert des normes internationales pour évaluer la performance des pays participants. On en retient les codes sur la transparence des politiques monétaires et financières, les pratiques sur la transparence fiscale et budgétaire, les principes de la supervision bancaire, les standards comptables et de l?audit financier, et les directives sur la gestion de la dette.

L?APRM reconnaît la faiblesse structurelle et institutionnelle des pays africains par rapport aux critères identifiés. L?économie africaine a du mal à décoller, notamment en raison de la faiblesse de ses institutions économiques, telles que la banque centrale, le système de budget, les agences de régulation et de facilitation, et les corps d?audit, entre autres. Des carences significatives sont également répandues dans les politiques économiques. Tout cela contribue à rendre les pays très exposés à la mauvaise administration, à la corruption et à la pauvreté,

Selon la méthode d?évaluation établie, une institution choisie au préalable par le NESC aura la responsabilité d?intervenir sur un sujet particulier. Une liste comprenant une centaine d?agences, représentant divers secteurs de la vie active, a déjà été finalisée à cet effet. Le NESC promet un processus interactif afin de refléter aussi honnêtement que possible la variété des opinions exprimées avant de finaliser le rapport qu?il doit soumettre au secrétariat de l?APRM.

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