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Quid du tempsde réflexion ?
Que les Lords ordonnent la relaxe de Dev Hurnam, il fallait s?y attendre. Que cela provoque des réactions plus ou moins vives, il fallait s?y attendre aussi. Mais commenter à chaud et publiquement des pouvoirs d?une institution aussi importante que celle du Directeur des poursuites publiques (DPP) et réclamer la tête du titulaire sans s?accorder un temps de réflexion, sans prendre le temps de comprendre le jugement, ne peut que fausser le débat et desservir la justice.
Je salue la sobriété du ton de Me Gavin Glover commentant la manière dont les Lords ont choisi de donner gain de cause. Et on aura tous compris ce qu?il n?a pas dit. Finlay Salesse a aussi bien raison de dire que le DPP est un homme seul, mais l?a-t-il toujours été ?
On a bien vite oublié que le DPP en faisant appel contre la décision du magistrat Aujayeb a invoqué une section d?une loi votée par le Parlement mauricien en 1999 ? loi votée par des politiciens malgré les réserves formulées à l?époque par la profession légale.
Il ne faut pas non plus oublier que deux juges de la Cour suprême, invités à se prononcer sur la constitutionnalité de cette section, ont jugé qu?ils n?avaient pas à le faire et ont donné raison au DPP.
S?il est vrai que le DPP est aujourd?hui un homme seul, devrait-il l?être ? Quid d?un temps de réflexion avant d?en débattre pu- bliquement et de nous gratifier de nouvelles lois ?
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