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Nazon, la démonstration !

6 juillet 2004, 20:00

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Si cette étape s’annonçait risquée et propice aux chutes, compte tenu des deux secteurs pavés, elle le fut !

Dès le kilomètre 10, Jens Voigt et Bram De Groot partent à l’abordage en plaçant une attaque osée. Les deux hommes de tête prennent le large et le peloton, encore endormi, les laisse s’échapper.

A l’arrière, le groupe maillot jaune roule tranquille et l’écart grimpe à la vitesse grand-V. Si Paolo Bettini conforte son maillot à pois en s’adjugeant les deux troisième places des côtes de Bruineput et de Muur, le peloton ne semble pas prêt à mener la chasse.

<B>Attitude pas fair-play </B>

À un kilomètre du secteur pavé d’Erre, l’arrière du peloton s’écroule et près de 20 coureurs chutent.

L’un des grands favoris du Tour, Iban Mayo tombe au sol et entame alors une course poursuite sans fin. Marco Velo, dans le bosquet, en sang, abandonne.

En voyant Mayo en difficulté, les coéquipiers de Lance Armstrong mettent volontairement le turbo.

Thor Hushovd et Christophe Moreau, piégés dans la chute, ne peuvent suivre le train des postiers américains. Deux groupes se constituent, un premier de 80 coureurs, composé des principaux favoris mis à part Mayo, et l’autre, emmené par les Euskaltel, largué très vite à 2 minutes du groupe de tête. Devant, Voigt et De Groot se font absorber par la machine US Postal au kilomètre 155.

À 50 km de l’arrivée, les coéquipiers d’Iban Mayo accusent un retard de deux minutes et le rythme imposé par les coéquipiers de Lance Armstrong, très bas dans la hiérarchie du fair-play, leur est fatal.

Tous les ténors, excepté Mayo et Moreau, entrent dans les rues de Wasquehal pour un troisième sprint final en autant d’arrivée dans cette Grande Boucle. Seuls Cippolini et le maillot jaune, Thor Hushovd, manquent à l’appel. McEwen file déjà vers la tunique de leader.

Malgré de nombreuses tentatives d’attaque dans les derniers kilomètres, les finisseurs achèvent cette course pour le moins riche en rebondissements. Dans la dernière ligne droite, Jean-Patrick Nazon déboule plein axe et arrive à contenir la menace McEwen. Au chapitre des coups d’humeurs, notons l’attitude “pas très pro” des équipiers de Lance Armstrong, accélérant le rythme lorsque Iban Mayo est tombé. Affaire à suivre, mais une chose est sûre, lorsqu’Armstrong était tombé l’an dernier, Ullrich l’avait attendu...

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