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Habitées d’un sentiment d’invincibilité…
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Habitées d’un sentiment d’invincibilité…
Deux équipes habitées d’un indicible sentiment d’invincibilité s’affrontent ce soir à Lisbonne. Qualifié sur le fil grâce à sa victoire 1-0 sur le voisin espagnol, sa première depuis 1981, la présence du Portugal en quart de finale relève surtout du soulagement. Le pays hôte a longtemps craint de passer à la trappe.
Revenus de nulle part, notamment d’une humiliante défaite 2-1 contre la Grèce en match d’ouverture, les hommes de Luiz Felipe Scolari se disent désormais que tous les rêves leur sont permis.
L’Angleterre, de son côté, s’est rapidement remise de sa cruelle défaite, 2-1, contre la France dans les arrêts de jeu de son premier match dans le tournoi. Depuis, elle a engrangé deux victoires convaincantes qui lui ont permis de se découvrir un nouveau héros, Wayne Rooney.
Avec ce jeune prodige, que tout le pays se permet de comparer à Pelé, à la pointe d’une équipe campée sur de solides bases défensives, les Anglais sont intimement persuadés que cet Euro leur est destiné, près de 40 ans après leur dernier titre international, en 1966.
Le miracle portugais a toutefois fait quelques victimes. L’équipe qui se présentera ce soir au stade de la Luz à Lisbonne n’aura plus grand-chose à voir avec celle que Scolari alignait en début de tournoi.
Comme l’Angleterre, le Portugal s’est ainsi découvert un jeune talent dont il pourrait difficilement se passer. Après avoir commencé les deux premiers matches sur le banc, Cristiano Ronaldo a, semble-t-il , convaincu Scolari. Aussi, l’ailier de Manchester United devrait jouer d’entrée ce soir.
De la même manière, les clés du jeu portugais devraient être à nouveau confiées à Deco, qui a supplanté Rui Costa dès la mi-temps du match contre la Grèce.
Quant à Pauleta, Nuno Gomes, buteur décisif contre l’Espagne, devrait le remplacer à la pointe de l’attaque contre les Anglais. Et en défense, le capitaine du début de tournoi, Fernando Couto, commencera une nouvelle fois sur le banc des remplaçants. Cette révolution portugaise contraste avec la constance anglaise.
À l'exception du défenseur central John Terry, forfait sur blessure contre la France, l’Angleterre aligne la même équipe depuis le début de l’Euro.
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