Publicité
La Passion du Christ bouleversant
Jésus est amené devant Ponce Pilate, le gouverneur romain de la Palestine, qui écoute les accusations portées contre lui par les pharisiens. Conscient que cette affaire pourrait dégénérer en conflit politique, il décide de faire comparaître Jésus devant le roi Hérode. Or, Hérode renvoie à son tour Jésus à Pilate, qui fait alors appel à la foule, lui demandant de choisir quel prisonnier devait être libéré entre Jésus ou Barabbas, criminel qui purge déjà une peine. La foule choisit Barabbas et fait condamner Jésus.
Jésus est remis aux mains des soldats romains qui, après l?avoir flagellé, l?amènent à Ponce Pilate. Celui-ci présente alors un Jésus méconnaissable à la foule, croyant la calmer... mais la horde est encore insatisfaite. Ponce Pilate se lave alors les mains de cette affaire, ordonnant à ses hommes de laisser le peuple décider du sort de Jésus.
On présente à Jésus une grande croix, qu?on lui demande de porter dans les rues de Jérusalem, jusqu?au mont Golgotha. Jésus y est crucifié. C?est là qu?il fait face à sa dernière tentation : la peur d?avoir été abandonné par Dieu le Père. Il vainc sa peur, regarde Marie, sa mère, et prononce alors des mots que lui seul peut comprendre : «Tout est accompli». Il meurt après avoir dit : «Père, je remets mon esprit entre tes mains.» Au moment de sa mort, la nature se déchaîne.
<B>Incarner Marie</B>
La comédienne roumaine Maia Morgenstern a lu le scénario plus de 200 fois afin de faire de Marie, mère de Jésus, une partie d'elle-même. Enceinte durant le tournage, elle pouvait ainsi restituer mieux que quiconque l'amour maternel. «Comprendre le personnage de Marie était pour moi comprendre une manière de voir la vie, comment quelqu'un peut transcender la douleur et la souffrance pour l'amour. Voir son fils blessé comme Marie, perdre son enfant comme Marie, est pour moi la chose la plus douloureuse qui soit, mais tout ce qu'elle peut faire c'est de continuer à aimer et croire, et faire appel à toute la compassion dont elle est capable. C'est ce que je voulais transmettre à l'écran...»
<B>Une femme pour Satan</B>
«Le Mal est enjôleur, attirant», explique Mel Gibson. «Il a l'air bon, presque normal, mais en même temps pas tout à fait. C'est ce que j'ai essayé de faire passer avec le Diable dans le film. C'est l'essence du Mal : prendre ce qui est bon et le détourner légèrement». A l'écran, Satan est incarné par une femme au look androgyne ? l'actrice italienne Rosalinda Celentano ? dont les sourcils furent rasés et les scenes filmées au ralenti pour lui donner une démarche surnaturelle.
Durant la post-production, Mel Gibson la fit doubler par un homme pour ajouter à la confusion générée par le personnage.
<B>Monica Bellucci est Marie-Madeleine</B>
«Je voulais interpréter Marie-Madeleine car elle est tellement humaine...», explique Monica Bellucci. «Quand Jésus la sauve, c'est comme s'il lui révélait sa valeur en tant qu'être humain, et pour la première fois elle réalise qu'un homme peut la regarder différemment. Pour moi, c'est une femme qui apprend à se connaître et qui découvre en elle une personne bien meilleure que ce qu'elle pensait pouvoir devenir».
Publicité
Publicité
Les plus récents