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Les grévistes indiens reprennent le travail

10 juin 2004, 20:00

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Ils ne pensaient pas que les patrons mettraient leur menace de rapatriement à exécution. Confrontés au départ forcé de 14 d?entre eux, la majorité des grévistes de la filature indienne Arvind Mills Ltd de La Tour Koenig ont repris le travail hier.

Dans la matinée, un premier groupe de 36 ouvriers étaient déjà à leurs postes. D?autres leur ont emboîté le pas dans l?après-midi, .

Ils ont affirmé qu?ils s?étaient mis en grève après y avoir été poussés par leurs chefs de file. Ces derniers ont quitté le pays hier, escortés par des policiers de la Special Supporting Unit, de leurs dortoirs de Beau-Bassin jusqu?à l?aéroport de Plaisance.

Rencontrant la presse hier, les représentants syndicaux des ouvriers indiens ont dénoncé le traitement infligé aux 14 ouvriers bien que ces derniers n?aient manifesté aucune résistance au moment de leur rapatriement. ?Ils ont été embarqués alors qu?ils prenaient leur déjeuner. Ils n?ont pas eu le temps de ramasser leurs affaires. Ils ont été placés en garde à vue jusqu?à 2 heures du matin, heure à laquelle ils ont pris l?avion?, a affirmé le négociateur Reaz Chutoo, de la Private Enterprises Employees Union. Il a aussi allégué avoir reçu un coup au ventre en tentant de s?interposer lors de cette interpellation.

?Un policier m?a attrapé par la nuque pour m?entraîner dans le van. On m?a emmené à l?arrière du poste de police de Rose-Hill pour me dire que j?étais accusé d?avoir brutalisé des policiers et endommagé le véhicule de la police?, a affirmé le syndicaliste. Accompagné de son homme de loi, Dev Ramano, il a réfuté les allégations des policiers dans une déposition au Police Complaints Bureau.

Le syndicaliste a également fait état des insultes qu?il aurait reçues de certains policiers. ?Lorsque j?ai dit que je ne parlerai qu?en présence de mon avocat, un policier m?a répondu que j?étais semblable à ce vieux syndicaliste qui veut démanteler l?Icac !?

La revendication principale des ouvriers indiens, en grève depuis jeudi dernier, portait sur l?augmentation du salaire de base qui est de Rs 2 300. Les négociations avec la direction ont buté sur ce point. Car leur contrat de travail stipule que leur salaire de base est accompagné d?autres mesures incitatives comme les bonis de présence et d?adaptabilité, l?allocation de repas de Rs 1 000, quatre heures supplémentaires garanties par jour et des facilités de transport.

Ce qui, selon la direction, fait que leur salaire mensuel peut se chiffrer entre Rs 4 500 et Rs 6 000 dépendant du nombre d?heures de travail.

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