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Les enseignants dénoncent le rapport complémentaire

9 juin 2004, 20:00

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?Nous sommes vraiment déçus par les corrections apportées au rapport du Pay Research Bureau (PRB). Nous réclamons la mise en place d?un comité pour se pencher sur les anomalies.? Girish Ramsahye, président de l?Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) est aujourd?hui un syndicaliste mécontent : il est persuadé que les réserves émises par son syndicat lors de la publication du rapport du PRB, en juin 2003, n?ont pas été prises en compte dans l?élaboration du document censé corriger les anomalies.

Les différents syndicats du secteur éducatif font entendre le même son de cloche : ?Rien d?a été fait pour les enseignants !? Ils ont aujourd?hui l?impression d?être ?les parents pauvres de la fonction publique, les éternelles victimes?. ?Nous estimons que le PRB n?a fait qu?accepter de recommander ce que le ministère de l?Education applique déjà dans les écoles, en ce qui concerne les vacances payées?, affirme pour sa part Jugdish Lollbeeharry, président de la Government Teachers? Union (GTU) dans une circulaire envoyée dans les écoles primaires hier.

Les syndicats arguent qu?un reliquat de 25 % aurait dû être payé à partir de juillet en supplément de l?augmentation accordée par le PRB aux fonctionnaires en 2003. Ces 25 %, disent-ils, ont toutefois ?été convertis en quatre jours ?off? étalés sur les deux prochaines années financières?.

Or, la réalité est tout autre : conformément à ce qui avait été préconisé par le PRB, une source de cet organisme confirme que ?les fonctionnaires auront à partir du 1er juillet prochain ce que le tableau de conversion du rapport de 2003 préconisait. Aucun changement à ce niveau-là.? En d?autres mots, le gouvernement déboursera bel et bien les Rs 400 millions supplémentaires prévues. ?Ces quatre jours off sont un bonus?, explique-t-on du côté du Pay Research Bureau.

Suttyhudeo Tengur, président de la GHTU, estime pour sa part que ?la discrimination entre les autres fonctionnaires et les enseignants est flagrante? Citant l?exemple des congés payés, il explique que depuis 2003, 17.5 des 35 jours de congés ne peuvent être pris qu?en période de vacances. Tous les syndicats du secteur ont plaidé pour un retour à l?ancienne formule, selon laquelle les enseignants avaient une liberté totale pour ce qui est des congés. Mais, le PRB fait la sourde oreille et maintient la ligne dure. ?Dans d?autres pays, les enseignants n?ont pas droit à d?autres congés payés que les vacances scolaires?, explique-t-on au niveau du PRB. Des exceptions peuvent être faites pour plusieurs raisons, dont un déplacement à l?étranger, pour des traitements médicaux d?un proche.

Au niveau du secondaire, les congés sans solde (leave without pay) sont aussi source de mécontentement. ?Dans le passé, nous pouvions prendre un an de congé non rémunéré. En 2003, le PRB est venu éliminer cela, nous empêchant de prendre de l?emploi à l?étranger?, explique Girish Ramsahye. Les syndicats du secondaire auraient souhaité, eux, que les employés puissent bénéficier de plusieurs options.

Suttyhudeo Tengur relève aussi un point faible du rapport : selon l?ancien rapport du PRB, une majorité d?enseignants auraient touché leur salaire maximal en 2004. Les nouvelles recommandations viennent toutefois rééchelonner les salaires. Ainsi, ceux qui auraient atteint le plafond en 2004 ne le toucheront qu?en 2007. ?Cela cause un préjudice. Encore une anomalie et une gaffe?, doit-il.

Le rapport sur les anomalies ne fait pas que des malheureux. En effet, pour de nombreux syndicalistes il y a des points positifs, notamment celui qui concerne les postes de deans, explique Girish Ramsahye. Ce poste, comparable à celui de ?super-enseignant? avait été créé en 2003 pour les collèges d?Etat. Vendredi dernier, le PRB a laissé une porte ouverte au privé.

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