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Droits des enfants : mode d?emploi
Droit 1 :
L?intérêt supérieur de l?enfant
Il implique qu?à chaque fois qu?un conflit survient entre des personnes ou des autorités et des enfants, c?est l?intérêt de ces derniers qui doit avant tout primer. Ainsi, ce principe peut être appliqué par les juges pour les demandes de garde des enfants. Ce droit suppose qu?on tienne toujours compte de l?intérêt de l?enfant quand on définit une politique ou en exécutant un projet.
Droit 2 :
La non-discrimination
Tous les droits énoncés doivent être à la portée des enfants sans discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l?opinion politique, l?appartenance ethnique ou sociale de leurs parents, ou sur une incapacité physique ou mentale.
Droit 3 :
La liberté d?expression
Les enfants peuvent dire ce qu?ils pensent sous une forme orale, écrite, imprimée ou audiovisuelle. Ceci inclut aussi le droit de rechercher, de recevoir et de diffuser les informations, tout en respectant bien sûr les droits et la réputation des autres, et sans mettre la société en danger.
Droit 4 :
La liberté d?opinion
Les enfants ont le droit de donner leur avis, surtout à propos de ce qui les concerne. Le droit à l?opinion implique la liberté de pensée, et celles de conscience et de religion. Dans ce cas, les parents ou les tuteurs ont le droit et le devoir de guider l?enfant d?une manière qui corresponde à ses capacités.
Droit 5 :
La liberté d?association
Ce droit permet de s?associer à d?autres personnes et de participer à des réunions, à appartenir à des associations pacifiques telles que des clubs de jeunes, à condition que l?on respecte le droit et la liberté d?autrui, pour éviter de mettre la société en danger.
Droit 6 :
Le droit au loisir
Chaque enfant a le droit de jouer, de rire, de rêver, de se reposer et de participer aux activités récréatives.
Droit 7 :
Le droit à l?éducation
Tous les enfants doivent bénéficier d?une éducation de qualité. L?État a le devoir de s?assurer qu?ils aient des chances égales.
Droit 8 :
Être soigné
Chaque enfant a le droit de jouir du meilleur état de santé et de bénéficier des soins dès la naissance, pour donner à tous les meilleures chances dans la vie, dès le départ. L?accent doit donc être mis sur la santé maternelle et infantile, mais aussi sur la prévention des maladies, les soins dentaires, etc.
Droit 9 :
Le droit à une famille
Il faut que l?enfant grandisse dans l?amour d?une famille. Il doit donc vivre avec ses parents, sauf si ces derniers le maltraitent ou le négligent. Dans ce cas, il peut être placé dans un foyer ou une famille d?accueil, ou être adopté.
Droit 10 :
Être bien nourri
Tous ont à une alimentation saine et équilibrée pour contribuer à leur bonne croissance. Ce droit est fondamental car, dans de nombreux cas, les enfants sont mal nourris.
Droit 11 :
Non à l?exploitation au travail
En général, un enfant ne doit pas travailler avant l?âge de seize ans. Il ne peut pas effectuer des travaux durs car son corps n?est pas tout à fait développé. L?enfant a donc le droit d?être protégé, et nul ne peut l?obliger à accomplir un travail dangereux ou qui peut nuire à son éducation, à sa santé ou à son développement.
Droit 12 :
Non à la violence
Nul enfant ne doit être soumis à la torture, à une peine cruelle, dégradante ou à une autre forme de violence. L?enfant a le droit d?être protégé de toute maltraitance et de toute brutalité physique ou mentale.
Droit 13 :
Non à l?exploitation sexuelle
Nul n?a le droit d?inciter ou de contraindre un enfant à se livrer à une activité sexuelle illégale, de l?exploiter pour la prostitution ou pour la production de films pornographiques.
Droit 14 :
Non à la drogue
Il faut protéger l?enfant de toutes les drogues. L?État doit également veiller à ce qu?il ne soit pas utilisé dans la production ou le trafic de drogue.
Droit 15 :
être aimé
Tout enfant a besoin d?amour, d?affection et de protection. Ce sont des éléments importants qui contribuent à son équilibre psychologique et à son développement.
Droit 16 :
L?identité, la nationalité
Chaque enfant a droit à un nom qui lui est propre. Il doit être déclaré et, autant que possible, connaître sa filiation, ainsi que ses parents biologiques.
Il ne doit pas non plus perdre sa nationalité et être protégé par l?État dont il est un citoyen.
Les activités entourant la campagne
Dans le cadre de la campagne « 16 jours, 16 droits », le ministère a reçu environ 400 envois d?enfants de Maurice, de Rodrigues et d?Agaléga pour illustrer les droits. Ainsi, plus de 300 tableaux ont été réalisés sur tissu, 15 sur bois et 70 sur carton. Une partie des ?uvres est exposée depuis le 1er juin dans les cinq municipalités, dans les conseils de district de Mapou, Flacq et Rivière-Noire, dans les bâtiments NPF, dans les centres pour femmes, dans les bureaux du Family Support, dans les ministères de l?Éducation, de la Jeunesse et des Sports, des Arts et de la Culture, dans une dizaine de postes de police et à Air Mauritius. Ces ?uvres seront exposées à la galerie Max Boullé à Rose-Hill dès demain. Le 9 juin, une stèle sur laquelle un serment des adultes de veiller à ce que les droits des enfants soient respectés est inscrit, sera dévoilé au Plaza dans la matinée. Le lendemain, Arianne Navarre-Marie le ministre des Droits de la femme et Shirin Aumeeruddy-Cziffra, Ombudsperson for Children, se rendront à Rodrigues pour procéder au lancement de la campagne.
Le 16 juin, la cérémonie de clôture de la campagne, qui coïncide avec la Journée mondiale de l?enfant africain, aura lieu.
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