Publicité

Myskina répond à l'appel de Dementieva

3 juin 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Roland Garros aura droit à une finale 100% russe cette saison. Après la qualification d?Elena Dementieva, Anastasia Myskina a réussi l?exploit de se défaire sans frayeur de Jennifer Capriati. L?Américaine n?a jamais été dans le coup et s?est inclinée en à peine plus d?une heure sur le score sans appel de 6-2, 6-2.

Contrairement à l?autre demi-finale, la présence de Jennifer Capriati et d?Anastasia Myskina dans le dernier carré était loin d?être une surprise. Les têtes de série 6 et 7 des Internationaux de France ont parfaitement profité du manque de préparation des s?urs Williams pour se hisser à une porte de la finale. Forte de ses trois victoires en tournoi du grand Chelem, alors que la Russe n?y a jamais passé le cap des quarts de finale, l?Américaine pouvait s?appuyer sur son expérience des grands rendez-vous pour asseoir d?entrée sa domination.

À la stupéfaction générale, la joueuse US abordait pourtant de la pire des manières cette confrontation. Au cours des trois premiers jeux, la lauréate en 2001 était complètement hors du coup : 11 fautes directes, la Russe devait juste se contenter d?attendre les offrandes de son adversaire. Au bout de sept minutes, le central était abasourdi, le score à sens unique (3-0), on pouvait même se demander si Capriati n?avait pas quelques ennuis physiques. Son retour au score (3-2) n?était qu?une embellie passagère. La belle Myskina reprenait rapidement sa marche en avant. Capable de contrer la puissance de la joueuse US en coup droit et en revers, dotée d?un arsenal plus complet, la jeune russe profitait parfaitement des problèmes de mobilité de Capriati pour s?adjuger, sans frayeur, la première manche sur le score de 6 jeux à 2.

Les supporters du court de Philippe-Chatrier espéraient le réveil de Capriati. Les quatre jeux de la seconde manche (2-2) donnaient le sentiment que la suite allait s?avérer nettement plus compliquée pour Myskina. La protégée de Heinz Gunthardt montrait pendant quelques minutes une propension plus naturelle à se hisser au filet et à frapper avec plus de vigueur ses retours et ses coups droits. Nullement troublée, Anastasia ne montrait aucun signe de fébrilité. La bataille faisait rage sur le central. Après plusieurs balles de break sauvées, la Russe prenait l?avantage (3-2), un jeu qui sonnait en fait le glas de Capriati. Saoulée par la réussite de Myskina, l?Américaine vivait une fin de rencontre calvaire. Plus rien ne pouvait stopper son adversaire. La Russe reprenait son festival. Amorties, volées, tout y passait. Ses deux dernières claques du fond du court à 5-2 résonnaient comme un symbole et offrait une première finale du Grand Chelem 100% russe. On ne s?en plaindra pas. L?édition 2004 de Roland Garros verra une joueuse inédite soulever la Coupe Suzanne Lenglen. Anastasia Myskina a bien l?intention d?être l?heureuse élue. ?La meilleure conclusion serait que je rentre à la maison avec le trophée?, sa compatriote Elena Dementieva ne l?entend certainement pas de cette oreille.

Publicité