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Une famille heureuse?

2 juin 2004, 20:00

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Louis Momus a voulu oublier les durs moments du chômage et retrouver son indépendance financière en se lançant dans un projet d?élevage. Il ne savait pas trop ce qu?il fallait faire car sa première tentative avec la culture des champignons il y a trois ans, s?était soldée par un échec.

Mais soutenu par ses proches et ses voisins, il ne baisse pas les bras pour autant. Il sollicite l?aide du Trust Fund for the Integration of Vulnerable Groups (TFIVG) pour une aide financière et technique.

Jacques Armond et Fréderic Augustin, les deux animateurs de cet organisme, soumettent sa demande au comité technique pour évaluer la viabilité du projet. Les choses ne tardent à se concrétiser. La demande est approuvée et un premier déboursement est effectué pour l?achat des équipements et pour aménager un poulailler.

En attendant, Jocelyne l?épouse de Louis, évite de passer par des intermédiaires. Elle se charge de faire du marketing elle-même pour écouler ses produits. ?Nou pran kontac nou mem sinon ban gros marsan ti pou fixe pri zot mem?, explique-t-elle.

Quelque temps après, malgré la dure réalité du marché, Louis parvient tant bien que mal à livrer ses poulets grâce la publicité faite de bouche à oreille.

?Il est important que de tels projets aient le soutien et l?encouragement des voisins?, explique Alain, un voisin, qui approuve totalement l?idée de Louis d?avoir pris l?initiative de venir en aide à sa famille.

Aujourd?hui, Louis est un homme heureux. Avec de l?argent qu?il reçoit de son projet d?élevage, il fait vivre sa famille, réinvestit une partie dans la nourriture des animaux et rembourse sans faute, à chaque fin du mois, une partie de la somme qu?il avait empruntée. ?Peu importe la situation, nous faisons un effort de rembourser l?argent pour que les futurs bénéficiaires ne soient pas pénalisés?, explique Jocelyne.

Mais pour le moment, la seule chose qui fait tiquer la famille Momus pour ce projet, c?est la crainte d?une épidémie qui pourrait un jour ravager la basse-cour.

Le TFIVG se sent-il concerné si jamais un tel malheur arrive.

?Nous sommes en présence des suggestions. Nous allons les référer aux plus hautes instances pour une décision?, disent Frédéric et Jacques.

Jocelyne et son époux insistent pour qu?une solution soit trouvée au plus vite avant qu?ils soient frappés par une calamité naturelle ou des maladies qui pourraient avoir de graves conséquences sur leur cheminement pour voir la lumière au bout du tunnel.

MICRO-CRÉDIT

<B>Objectifs et conditions </B>

Réduire la pauvreté, donner l?encadrement nécessaire aux bénéficiaires pour augmenter la capacité technique, financière, organisationnelle, le management et l?esprit d?entreprise.

Augmenter la productivité et la profitabilité, développer une stratégie communautaire du marché et éliminer l?exploitation par des casseurs.

(A) Revenu familial de moins de Rs 6 000 par mois. (B) Le plafond est de Rs 50 000 (C) Intérêt de 8 %. (D) Période de remboursement de quatre ans.

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