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La Cour suprême décidera du sort de Me Goolamaully

2 juin 2004, 20:00

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La décision de Me Samad Goolamaully de ne pas révéler ses antécédents judiciaires aux autorités concernées avant de prendre la robe pourrait lui coûter très cher.

Le Bar Council a décidé, hier, de référer l?affaire à la Cour suprême pour décider d?éventuelles sanctions contre l?avocat. Dans une déclaration à l?express, Me Sanjay Bhuckory, président du Bar Council, a confirmé la nouvelle. Il ajoute ?que vu la gravité de la situation et après consultations, nous avons pris la décision unanime de référer l?affaire à la Cour suprême.?

Contacté au téléphone, Me Goolamaully affirme : ?C?est la procédure. Un rapport a été envoyé à l?Attorney General mais aucune recommandation n?a été faite.?

Les antécédents de l?avocat d?Antoine Chetty avaient refait surface il y a près d?un mois. L?hebdomadaire Défi-plus publiait un document de la Crown Court d?Angleterre faisant état d?une peine d?emprisonnement contre Samad Goolamaully. Il y a une semaine, le Bar Council a convoqué l?avocat pour des éclaircissements.

Ce document certifiait que, le 12 décembre 1986, un certain Samad Ardus Goolamaully était condamné à sept mois d?emprisonnement. Sentence prononcée après que l?adolescent a été trouvé coupable de possession d?une fausse arme à feu avec intention de commettre un vol.

L?avocat avait aussitôt réagi, affirmant que ses détracteurs faisaient tout pour l?empêcher de dénoncer les ?amis de la mafia?. Il n?avait pas voulu commenter le document de la Crown Court.

L?on croyait l?affaire classée, jusqu?à ce que le Bar Council décide de le convoquer jeudi dernier. Cette convocation avait surtout pour but de ?savoir si Me Goolamaully a fait état de ses antécédents avant d?être called to the bar?, explique le président de l?ordre.

Selon la Law Practitioners Act, tout postulant au barreau doit soumettre un Certificate of good character. S?il a des antécédents et que ceux-ci sont révélés au moment où il soumet son certificat, c?est au chef juge de décider si le postulant a le droit de pratiquer à Maurice.

Sollicité par l?express, Samad Goolamaully a affirmé ne pas avoir mentionné ses antécédents car il ?ne pensait pas qu?une erreur commise à l?âge de 14 ans pouvait signifier que je ne suis pas a person of good character.?

Me Goolamaully dit être fier de son travail et estime être un ?exemple pour ces jeunes qui ont commis des erreurs par immaturité et qui se réhabilitent après.?

Si pour lui, l?affaire était classée, le Bar Council ne semble pas être de cet avis. Sa réaction, une semaine après avoir appris les faits, laisse penser, qu?au-delà de l?importance de la faute commise, c?est surtout le fait de ne pas l?avoir révélée qui constitue une entrave au Law Practitioners Act.

Et si le Bar Council n?a pas le pouvoir de sanctionner ses membres, il peut recommander à la Cour suprême que des actions soient prises contre les avocats ?defaulters?.

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