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La ?marraine de Flic-en-Flac? s?explique
Les voyageurs en provenance de Londres, hier après-midi à l?aéroport Sir Seewoosagur-Ramgoolam, sont intrigués par la foule compacte, composée en majeure partie d?hommes, massée devant la rampe des arrivées. Ils sont encore plus curieux en entendant des applaudissements à tout rompre.
Certains se demandent même qui est la ?vedette? du jour. Ce n?est autre que Lise Coindreau, 45 ans, propriétaire foncière très connue de Flic-en-Flac. Absente du pays depuis sept semaines ? elle s?est notamment rendue au Festival de Cannes ? elle est lundi informée par Jacques Aristide, journaliste de Radio One, que l?expression ?la marraine de Flic-en-Flac? employée par Ally Lazer, s?applique à elle.
Tout démarre vendredi dernier quand le travailleur social fait mention de Lise Coindreau lors d?une réunion à Zam Zam. Ally Lazer explique qu?il est en train de compiler, avec l?aide d?un journaliste, un dossier sur ?la marraine de Flic-en-Flac? qui serait ?une trafiquante bénéficiant de la protection de hautes personnalités?.
A sa descente d?avion, Lise Coindreau paraît en forme. Habillée à la dernière mode et très sexy, comme à l?accoutumée, en pantalon immaculé et un bustier asymétrique à motifs colorés qui laisse entrevoir un ventre et des épaules bronzés.
Sa fille Sharon Constantin, toute de noir vêtue, en a assez ?des allégations sur sa mère qui ne sont que mensonges?. Mère et fille sont très proches car il n?y a que 16 ans de différence entre elles. Elles travaillent toutes deux au Jet Set Real Estate. Sharon raconte comment elles ont, parties de rien, fait prospérer leur entreprise.
Dès qu?elle aperçoit sa mère, elle s?élance. Mère et fille s?enlacent et ne peuvent retenir leurs larmes. Elles sont rejointes par Nicolas, le mari de Sharon, qui chuchote des mots d?encouragement à l?oreille de sa belle-mère. Puis Lise Coindreau salue des visages connus et remercie ses employés d?être là. Elle ne lâche pas le bouquet de fleurs qu?ils lui offrent.
L?idée de ce comité d?accueil vient de Rubina Patel, son assistante à la Jet Set Real Estate. Elle est aussi émue que Sharon. Pour pouvoir emmener 250 employés à témoigner leur solidarité à leur patronne, Rubina Patel a adressé une lettre officielle à Sharon qui n?a pas eu le c?ur de refuser.
Sollicitée par les médias pour une déclaration, Lise Coindreau se dit très touchée par cet accueil chaleureux. Elle reconnaît avoir volontairement écourté son séjour en France et en Grande-Bretagne pour pouvoir ?affronter ? les on-dit. ?J?ai préféré rentrer le plus tôt possible pour faire taire les rumeurs. Je le fais pour ma famille.?
Elle va, dit-elle, au plus vite contacter son avocat, Me Yousuf Mohamed, pour décider de la marche à suivre. Elle n?écarte pas la possibilité de saisir la cour pour obtenir d?éventuelles réparations et de donner une conférence de presse. Dès qu?elle sera prête, ajoute-t-elle.
Avant de regagner son bureau à Flic-en-Flac, où ses employés lui ont préparé une collation de bienvenue, et d?aller embrasser son fils adoptif et ses triplés ? un garçon et deux filles, Lise Coindreau les remercie de leur présence. Elle les encourage à continuer le travail. ?Bisin travail hein??
Impressionnés par l?importance de ce comité d?accueil, certains employés d?Airports of Mauritius Co. Ltd n?en reviennent pas. ?Elle est vraiment très populaire à Flic-en-Flac, dit l?un d?eux, et peut-être même plus que des politiciens??
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