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Simoni sur les traces de Gimandi
Tour d?Italie ou Tour des Italiens ? La question mérite d?être posée tant les Transalpins sont omniprésents dans cette compétition. Lors de la 87e édition du Giro, qui s?est élancé hier de Gênes, pas moins de onze équipes italiennes sont engagées sur les dix-neuf que compte le peloton. Parmi les favorites : Fassa Bortolo, Saeco, Lampre, Alessio-Bianchi. Une armada impressionnante qui compte bien faire la loi sur ses terres. Cette primauté italienne n?est pas nouvelle. Un petit tour du côté de l?histoire révèle que les trois-quarts des Giro disputés depuis 1909 ont vu la victoire finale d?un coureur latin. Mieux, depuis huit ans, aucun non-Italien n?est parvenu à s?emparer du classement général et il faut remonter à 1996 et la victoire du Russe Pavel Tonkov pour voir un coureur conjurer le sort.
Cette année encore, le Giro risque de se jouer entre Latins et le grand favori de l?épreuve se nomme Gilberto Simoni. Le coureur de la Saeco, vainqueur en 2001 et 2003, visera la passe de trois pour égaler l?illustre Felice Gimondi. Le Tour d?Italie est l?objectif prioritaire de Simoni et constitue d?ailleurs ses principales lignes de palmarès. Car, hormis un Tour des Apennins et du Trentin ainsi qu?une étape dans le Tour de France 2003, Simoni n?a pas encore réellement marqué de son empreinte l?histoire du cyclisme. Un hat-trick dans le Giro pourrait enfin lui apporter la consécration. Mais sur sa route se dressera Stefano Garzelli. Deuxième l?an dernier, le coureur de la Vini Caldirola aura à c?ur de renouer avec la victoire et de rééditer son exploit de 2000 où il s?était imposé. Le duel entre les deux hommes devrait cristalliser l?attention lors du Giro, à moins que Tyler Hamilton, deuxième en 2002, ne s?immisce dans ce mano a mano. Mais l?Américain de la Phonak devrait avant tout se concentrer sur sa préparation pour le Tour de France et finalement se tenir à l?écart de la bataille de tête.
Le programme du 87e Tour d?Italie a été élaboré pour réunir toutes les conditions d?une grande course par étapes. A première vue, il peut paraître moins difficile que les éditions précédentes mais les organisateurs ont fait remarquer que les étapes de montagne promettaient d?être techniquement difficiles et surtout que la longueur des étapes étaient plus importantes. Un mix qui devrait rendre éprouvantes les trois semaines de course entre Gênes et Milan. Au-delà des conditions de course elles-mêmes, le Giro proposera deux départs d?étape de Trieste, ville hautement symbolique en cette année d?élargissement de l?Union européenne puisqu?elle était comprise, après guerre, dans le bloc soviétique. De même, le peloton effectuera quelques brèves incursions à l?étranger, en Croatie et en Slovénie.
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