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Anju Lallah : ?Je suis émue. Le jour est enfin arrivé?
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Anju Lallah : ?Je suis émue. Le jour est enfin arrivé?
La compagne d?Antoine Chetty, Anju Lallah, 29 ans, a été libérée hier matin au tribunal de Curepipe. Toutes les charges retenues contre elle ont été rayées après que le Directeur des poursuites publiques a émis un non-lieu à son égard, faute de preuves. Une matinée chargée d?émotion pour cette jeune femme visiblement mal à l?aise sous les flashs des photographes.
C?est une jeune femme souriante qui descend d?une fourgonnette de police. Pour la première fois, depuis qu?elle a été propulsée dans l?actualité après son arrestation et celle de son compagnon Antoine Chetty, le 24 mars, son visage n?est pas caché par ses longs cheveux bouclés. Anju Lallah s?est soignée pour l?occasion. Un peu de rouge aux lèvres, des boucles d?oreilles, elle semble sereine.
Anju embrasse quelques-uns de ses amis venus lui témoigner leur soutien, se prête dans un premier temps au jeu des journalistes et photographes présents, parle de son soulagement d?être enfin libre, se laisse photographier. Comment se sent-elle ? ?Émotionnée. Le jour est enfin arrivé !? lance la jeune femme, le visage éclairé d?un large sourire.
La police décide à ce moment-là de jouer au rabat-joie. ?Pa prese pou ale. Bizin al sers ou dosie dan biro prosekiter.? Visiblement agacée, mais déterminée à garder sa bonne humeur, Anju se prête volontiers au jeu administratif de la justice. Elle remonte dans la fourgonnette et lance à son avocat : ?Mo vini la.? Me Yatin Varma, aussi relax que sa cliente, discute avec les journalistes en attendant son retour une quinzaine de minutes plus tard.
Direction, cette fois la salle de tribunal. En attendant que l?huissier l?appelle, la jeune femme, assise au deuxième rang, converse avec des proches en présence de son avocat. L?atmosphère se crispe un peu. Anju ne peut s?empêcher de jouer nerveusement avec sa bague. Elle parle de sa hâte de retrouver sa fille et ses proches. La première chose qu?elle fera une fois chez elle ? ?Serrer ma fille dans mes bras. Très fort.? Les larmes aux yeux, la jeune femme s?impatiente.?Kiler pou apel kes la ?? demande-t-elle à son avocat. Me Varma la rassure. Très bientôt, lui dit-il.
La magistrate Ramano fait son entrée, rend trois jugements avant que l?huissier n?appelle Anju Lallah. Les nerfs à vif, tremblante, elle se lève, sourit à la magistrate qui, après un moment d?hésitation, sourit en retour. Les mots tant attendus se font finalement entendre, mettant fin au calvaire d?Anju.?Les deux charges contre vous sont rayées, le gel de vos avoirs est levé, l?interdiction de quitter le pays est aussi levée.? Anju se rassoit, regarde son avocat, pas trop sûre de la prochaine étape. ?Nou ale, papa !? lui dit Me Varma.
C?est le déclic. Elle réalise qu?elle est enfin libre.?Je ne veux pas parler à la presse. Pas aujourd?hui en tout cas?, dit-elle à son avocat d?un ton déterminé. Et la compagne de Chetty fait ses premiers pas vers la liberté, visiblement d?un pas plus léger. Légère hésitation à la sortie. Quelques mots chuchotés à son oreille par Me Varma la rassurent.
Ignorant la presse, Anju s?engouffre dans le véhicule de la police. Direction : Vacoas, la demeure de son père, pour récupérer sa fille de quatre ans, née de sa relation d?une dizaine d?années avec Antoine Chetty. Sa destination ultime est gardée secrète pour des raisons de sécurité. Chez elle, la présence discrète de policiers en civil ne passe pas inaperçue.
Le calvaire d?Anju a débuté le 23 mars après qu?une perquisition de l?Adsu à son domicile a mené à la découverte d?environ 825 g d?héroïne d?une valeur de Rs 8 millions. Son compagnon, toujours détenu , continue ses révélations. Il a déclaré être ?mari content? qu?elle ait été libérée.
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