Publicité

Monaco et Marseille comme au bon vieux temps !

3 mai 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Europe : capitale France ? Réponse vendredi matin après la demi-finale retour de la Coupe de l?UEFA Marseille-Newcastle de la veille au soir, alors que Monaco aura disputé sa demi-finale retour de Ligue des champions un jour plus tôt à Chelsea.

Vendredi matin, on parlera peut-être de l?énorme fiasco tricolore si l?OM et l?ASM échouaient dans leur tentative d?accéder aux finales de leurs compétitions respectives, mais pour l?heure, la France n?a jamais été aussi proche d?emmener deux de ses fils en même temps aux portes de l?histoire. Le hasard a d?ailleurs voulu que Monaco-Marseille s?affrontent dimanche prochain en Ligue 1?

Vainqueurs 3-1 au stade Louis II au match aller, les preux Monégasques n?ont plus froid aux yeux depuis longtemps et sont devenus les favoris de leur confrontation avec Chelsea, alors que l?Olympique de Marseille a ramené un bon 0-0 de Saint James Park et peut logiquement espérer battre Newcastle chez lui jeudi.

Si le face-à-face Ligue 1 vs Premier League a tourné à l?avantage des Français à l?aller, on va savoir cette semaine si le fighting-spirit, qui rend si fiers les Britanniques, pourra les sortir d?affaire cette fois-ci.

Monaco possède un net ascendant psychologique sur Chelsea compte tenu de la tournure du match aller qui vit les rouge et blanc marquer deux buts dans les dix dernières minutes, à dix contre onze, pour s?imposer 3-1 au final.

L?ASM n?a aucune raison de se découvrir ni de se ruer à l?attaque demain soir à Stamford Bridge et les Blues ne doivent pas s?attendre à trouver la défense de Southampton (qu?ils ont dominé 4-0 samedi en championnat) en face d?eux?

Toutefois, un tout petit but marqué par Chelsea, peu très vite faire travailler les méninges monégasques et faire basculer la rencontre. Remember les récents quarts de finale d?anthologie de la C1 ou la logique et la hiérarchie avaient été bousculées comme jamais.

Il suffira donc d?un grain de folie de la part des soldats de Roman Abramovich, comme le réclame justement Joe Cole (lire ci-contre). Pour aller en finale de la Ligue des champions il faudra jouer et marquer, bref mériter sa qualif, puisque le jeu défensif semble archaïque désormais !

Les données sont différentes pour les Marseillais. Le 0-0 obtenu à Newcastle est certes méritoire mais il ne garantit rien pour l?instant, les Magpies pouvant se qualifier en faisant 1-1 sur la Canebière par exemple. Le tir sur le poteau de Didier Drogba, élu meilleur joueur de Ligue 1 dimanche, au match aller, peut laisser des regrets.

De plus, l?OM reste sur deux défaites de rang en championnat face au PSG au Parc des Princes (2-0) et à Metz à domicile (0-1), mais Newcastle vient aussi de chuter à Manchester City (1-0) en Premier League.

Cependant, l?OM peut compter sur l?ambiance de feu du stade Vélodrome et sur 60 000 Marseillais déchaînés pour retrouver l?appétit européen qui a forgé sa légende dans les années 90 et réussir un nouvel exploit. Dès qu?il s?agit d?Europe, tout Marseille vibre et chante comme un seul homme? Pour un seul OM !

Premier club français champion d?Europe, l?Olympique de Marseille a prouvé cette saison qu?il pouvait renverser des montagnes comme Liverpool ou l?Inter Milan aux tours précédents et qu?il était beaucoup plus fort en Coupe de l?UEFA qu?en Ligue 1?

Monaco et Marseille en porte-drapeau du football français au plus haut niveau, ça nous rappelle le début des années 90 mais en ordre inversé. A l?époque, l?OM de Papin-Waddle-Pelé tutoyait le grand Milan AC de Van Basten et Gullit (et l?a même dépassé lors des confrontations directes en Coupe des clubs champions), tandis que le petit Monaco de Wenger réussissait le premier grand exploit européen de son histoire en sortant l?AS Roma de Rudy Voeller, Giannini et Casiraghi en 1991.

Par la suite, le club de la principauté atteignait la finale de la Coupe des vainqueurs de coupes 1992 (battu 2-0 contre le Werder Brême), alors que Marseille effaçait la finale perdue de Bari en 1991 (aux tirs au but contre l?Etoile Rouge de Belgrade) avec une C1 conquise sur un coup de tête de Basile Boli face au Milan AC, en 1993. L?âge d?or du foot français de clubs est derrière lui mais ne demande qu?à refaire surface. La balle est dans le camp de Monaco et de Marseille.

Publicité