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Rodrigues goûte son festival
Le premier festival de la gastronomie des îles de l?océan Indien s?est tenu du 22 au 25 avril à Rodrigues. Boudé par le public, il aura quand même donné l?occasion aux professionnels du tourisme de comparer le développement de leurs îles.
De Mayotte à Madagascar, en passant par les Comores, les Seychelles, la Réunion et Maurice, toutes les îles de la région ont répondu présentes pour cette grande première. Pour Marie Claire Vion, présidente de l?Association des Gîtes de France à la Réunion, les raisons de sa présence à Rodrigues sont simples: ?Je suis là pour échanger, dans le respect de nos identités respectives. La cuisine rodriguaise n?est pas la cuisine mauricienne ou réunionnaise. C?est important de cultiver cette différence pour pouvoir mieux se vendre vis-à-vis des touristes, pour être plus riche de cette différence.? Maxi André, le président de l?Association des Gîtes de Rodrigues, tire un bilan positif de cette première édition et se projette déjà dans l?avenir: ?Ce premier festival de la gastronomie nous a permis d?apprendre et en même temps de commencer à préparer l?année prochaine?.
Mais avant de penser à la prochaine édition de ce festival, l?Association des Gîtes, Chambres et Tables d?hôtes de Rodrigues, va devoir améliorer son organisation. Les délégations réunionnaise et mauricienne, ont critiqué le manque de rigueur des organisateurs. Les Mahorais ont, quant à eux, déploré que leurs produits locaux aient été jetés à leur arrivée à l?aéroport. Serge Clair, le chef commissaire, ne cachait d?ailleurs pas son agacement de l?ambiance délétère du festival. Durant le forum sur le tourisme organisé à l?hôtel Les Cocotiers par la Jeune chambre économique de Rodrigues, samedi matin, il a regretté que ?de nombreux gîtes et tables d?hôtes se soient développés de façon anarchique. Nous voulons reprendre les choses en main et imposer des critères de qualité?. Il en a profité pour réaffirmer que le développement touristique ne se ferait pas au détriment de l?environnement et de l?identité rodriguaise. Devant cette accumulation de problèmes, Maxi André a reconnu qu?il lui faudrait professionnaliser ce festival pour qu?il puisse devenir une vitrine touristique de qualité pour Rodrigues.
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