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Savonnerie : solide ancrage régional pour Mopirove

27 avril 2004, 20:00

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Détermination et persévérance. Ces termes reviennent souvent dans les propos de Suren Cheekhooree Managing Director de Mopirove Ltd. Acharné de travail, il est à 46 ans aux commandes d?une entreprise qui brasse un chiffre d?affaires de Rs 200 m pour 2003, et emploie une centaine de personnes.

La société familiale, dont le siège est situé dans la zone industrielle de Coromandel, est spécialisée dans la fabrication et la distribution de produits de savonnerie et de détergents. Les barres de savon et les savonnettes sont fabriquées à partir de matière végétale. Les parfums importés d?Europe sont intégrés dans le processus de fabrication.

Qui aurait pu imaginer que l?entreprise, qui a démarré ses activités dans les années 80 avec une dizaine d?employés, connaîtrait d?un tel succès ? Certainement pas Suren Cheekhooree. L?homme reste d?ailleurs très modeste et met ce succès sur le compte du travail et du professionnalisme. ?Lorsque nous avons débuté en 1983, nous étions des néophytes dans le domaine de la savonnerie. Nous avons sollicité l?aide d?Unilever, le géant des produits de consommation courante. Trois ans durant, ses employés ont formé les nôtres et nous ont appris le métier?, raconte-t-il.

Mopirove Ltd, c?est 44 produits classés en trois catégories : savon de lessive, savonnette, et détergent liquide. ?Aujourd'hui, nous occupons 50 % de parts de marché et nous réalisons 60 % de notre chiffre d?affaires dans la région, surtout à Madagascar.?

De la première ligne de production, Mopirove sortira le savon Miela. Le marché local est difficile à pénétrer. ?Nous n?avions pas de réseau de distribution et il était assez ardu de cibler les boutiques de l?île.? Une fois le produit fabriqué, il était livré chez un grossiste à Port-Louis.

Autre problème : l?emballage. ?En raison du faible volume de production, il nous était difficile d?investir dans la présentation.? C?est en 1988 que Mopirove mise dans son propre réseau de distribution. Le marketing est intensif. Aussitôt fabriqués, les produits sont livrés dans les boutiques. L?arrivée des grandes surfaces est une aubaine : ?Les clients avaient la possibilité de toucher le produit, ce qui le rendait plus accessible.?

Petit à petit, la société prend de l?ampleur. La demande se fait croissante, elle acquiert de nouvelles lignes de production. Les clients sont réceptifs au produit décliné en plusieurs parfums et emballages.

  1. Mopirove décide d?explorer d?autres horizons. Sunjay Cheekhoree, responsable marketing visite les pays de la région. Trois ans durant, des études de prospection seront menées à la Réunion, en Afrique du Sud, entre autres. ?Des opportunités existaient dans ces pays où notre savon de Marseille est très bien positionné.? Puis cap sur Madagascar. Depuis trois ans, 60 % du chiffre d?affaires à l?export y est réalisé. ?Les foires auxquelles nous participions étaient bondées de monde. Cela nous a encouragés à travailler avec la Grande île. Les commandes affluaient et nous avons adapté notre produit au marché malgache en créant le savon de lessive citron plus.? Forte de ce succès, Mopirove vise maintenant d?autres marchés de la région.

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