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S?il y avait un taxi?
MALGRÉ la rapide évolution démographique que connaît Albion avec ses nouveaux morcellements et ses projets hôteliers, il n?y a aucun taxi dans ce village. Quand une personne tombe malade la nuit, c?est la panique. Il faut toujours chercher l?aide d?un bon Samaritain ou du Samu pour transférer le malade à l?hôpital. Toutefois, quand aucun des deux n?est disponible, alors il faut attendre deux heures.
Les proches d?Andrea Momis, 74 ans, ont vécu quelques heures angoissantes vendredi. En effet, la vieille dame est tombée malade aux petites heures du matin. Vers 9 heures, ils ont appelé le Samu mais aucune ambulance n?était disponible. Ils prennent contact alors avec le poste de police de la localité qui, heureusement, a pu transporter la malade jusqu?au dispensaire le plus proche.
L?état de santé d?Andréa Momis ne s?étant pas amélioré une heure plus tard, sa nièce, Rose-Marie Bégué, contactera une nouvelle fois le Samu pour transporter la malade à l?hôpital mais en vain. C?est ainsi qu?elle prend contact avec Chan Sicharam, le vice-président du conseil de district de Rivière-Noire.
Un volontaire
A 11 h 35, celui-ci prend contact une nouvelle fois avec le Samu. Mais le préposé au téléphone lui explique que les ambulances sont sorties et que dès que l?une d?elles sera disponible il fera le nécessaire. Devant l?urgence de la situation, le vice-président cherche un volontaire. Seetohul Armanathsing, un habitant de l?endroit, transportera la vieille dame à l?hôpital à bord de sa voiture personnelle.
Si seulement le village avait un service de taxis, tout aurait été différent, déclarent les proches d? Andréa Momis. ?S?il y en avait dans le village, nous n?aurions pas eu tous ces ennuis. C?est souvent le cas ici?, déclare Rose-Marie Bégué.
Chan Sicharam répond que le village a vraiment besoin d?un taxi étant donné qu?il est en plein développement. ?Nous avons entamé des démarches depuis plus de trois ans pour en avoir un dans le village, mais nous n?avons reçu aucune réponse. Un jour, une personne risque de perdre la vie à cause de cette lacune ?, déclare le vice-président.
Du côté de la National Transport Authority, un officier déclare qu?en 1999, des invitations ont été lancées aux habitants souhaitant avoir une patente de taxi. Toutefois, dit-il, en février 2002, les demandes ont été rejetées et six postulants ont fait appel. Il ajoute qu?il est difficile de dire quand de nouveaux appels de candidature seront lancés.
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