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La paille et la poutre
L?arrogance américaine ? la seule attitude made in USA que l?on n?a jamais réussi à reproduire ? a encore frappé. C?est plus fort qu?eux ! ça se permet de donner des leçons et ça n?est pas au-dessus de tout soupçon. Pourtant, quand on a cette prétention, il vaut mieux être soi-même irréprochable. Or, ce n?est pas le cas. Ni des États-Unis, ni de son illustre représentant à Maurice. Quand l?entreprise dans laquelle on détient 99,9 % des actions est condamnée pour escroquerie par la Cour suprême de son pays, on se fait tout petit, que dis-je, on joue à l?homme invisible.
Mais puisque la contrefaçon semble être un sujet qui interpelle la 6e roue de la bouchocratie, quelque part au niveau du vécu, eh bien parlons-en. Avant de repérer la paille dans l??il mauricien, on ferait bien de voir la poutre dans l??il américain. Parce qu?au pays des cow boys qui vocifèrent plus vite que leur esprit atrophié, ils ont, comme dirait ma gamine, un gros problème. Eux, ce ne sont peut-être pas les polos qu?ils contrefont, mais les médicaments ! À tel point que la Food and Drug Administration, jugeant que la santé publique était menacée, a créé en juillet 2003 un groupe de travail sur ce problème qui, dans un rapport rendu le mois dernier, préconise plusieurs mesures pour en venir à bout. Et les trois plus grands distributeurs pharmaceutiques sont, eux aussi, prêts à durcir leur position. Mais, comme à Maurice, cela prendra du temps avant d?éradiquer le mal.
Après l?homme qui se prenait pour un fin diplomate et l?homme qui devait 9 millions de dollars, nous avons donc eu droit au remake ? encore une spécialité américaine ? de L?homme qui pensait des choses, obscur film danois présenté au Festival de Cannes en 1969, dont l?un des interprètes était aussi un certain? John Price. Qui visiblement n?a laissé aucun souvenir dans les annales du cinéma.
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