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Les EU promet justice aux morts de Falloudja
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Les EU promet justice aux morts de Falloudja
La Maison blanche a promis jeudi de pourchasser les assassins des quatre entrepreneurs américains travaillant en Irak dont les corps ont été brûlés et mutilés la veille à Falloudja, à l?ouest de Bagdad.
Interrogé sur le fait qu?aucune arrestation n?a encore été annoncée, Scott McClellan, porte-parole de la présidence, s?est refusé à évoquer les opérations militaires menées sur le terrain. «Je dirai que je suis convaincu que ces individus seront livrés à la justice pour répondre de ces attaques horribles et ignobles», a-t-il néanmoins assuré.
Les images des cadavres mutilés et calcinés des quatre entrepreneurs américains exhibés et traînés dans les rues de Falloudja ont choqué l?opinion publique américaine, rappelant des scènes semblables en novembre 1993 à Mogadiscio qui avaient accéléré le retrait américain de Somalie.
Prié de dire si George W. Bush avait vu ces images, McClellan a répondu par l?affirmative, ajoutant qu?elles n?avaient fait que renforcer sa détermination à achever la mission de stabilisation et de sécurisation de l?Irak.
«Nous n?allons pas nous laisser intimider. Nous allons tenir le coup et finir le travail», a-t-il insisté.
A Bagdad, l?armée américaine a quant à elle promis une réponse «extrême». «Les forces de la coalition réagiront» à cet acte «bestial», a prévenu le général Mark Kimmit, numéro deux du commandement opérationnel en Irak.
«Cela se passera à un moment et en un lieu de notre choix, ce sera méthodique, ce sera précis et ce sera extrême», a-t-il poursuivi lors d?une conférence de presse, précisant que des éléments de la force multinationale se déployaient autour de Falloudja.
Frank Lautenbourg, sénateur démocrate du New Jersey qui s?est rendu le mois dernier en Irak, a par ailleurs adressé une lettre à Paul Bremer, l?administrateur américain en Irak, pour réclamer le retrait aussi rapide que possible de l?US Army, «mais pas avant que nous nous soyons assurés que le pays est en mesure de fonctionner comme une société juste et sûre».
Nancy Pelosi, chef de file du groupe démocrate à la Chambre des représentants, a quant à elle douté du respect de l?échéance du 30 juin, date retenue pour le transfert des pouvoirs à une autorité irakienne souveraine, soulignant que l?armée américaine avait échoué dans sa mission à Falloudja.
«Si ce calendrier est maintenu, il est clair que le président a besoin d?un meilleur plan pour notre retrait dans 90 jours. Dans quelles conditions nos troupes opéreront-elles après le 30 juin (...)? Quelle est la capacité des forces se sécurité irakiennes à maintenir l?ordre dans les zones qui leur ont été assignées?», s?est elle interrogée.
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