Publicité
L?Italie fait douter le Portugal
LES </B>matches de préparation à l?Euro-2004 de football disputés mercredi, marqués par les succès de l?Italie au Portugal (2-1) et la défaite de l?Angleterre en Suède (1-0), n?ont pas permis pas de tirer de véritables enseignements avant le rendez-vous continental (12 juin-4 juillet).
A 72 jours du match d?ouverture de la compétition, certaines sélections, au premier chef l?Italie et l?Espagne, victorieuse du Danemark (2-0), voire les toujours surprenantes Grèce, face à la Suisse (1-0), et Lettonie, en Slovénie (1-0), ont toutefois pris date en engrangeant des succès pour la confiance.
D?autres rencontres, comme l?insipide match nul entre les Pays-Bas et la France (0-0), la courte défaite de l??Angleterre B? en Suède ou le revers, le premier après vingt matches sans défaite (14 victoires, 6 nuls), de la République tchèque à Dublin face à l?Eire (2-1), avec un but victorieux à la 92e minute, seront bien vite oubliées et ne pèseront pas lourd aux yeux des bookmakers à l?heure de fixer les cotes de chacun pour l?Euro.
Morientes place l?Espagne sur orbite
De même, le large succès de l?Allemagne face à la Belgique (3-0) n?apportera pas beaucoup de grain à moudre au moulin de Rudi Voeller. ?Pour l?Euro, il faudra hausser le ton?, a d?ailleurs convenu le sélectionneur de la Mannschaft
Ces matches ont d?abord pâti de l?absence de joueurs majeurs qui marqueront à coup sûr l?Euro de leur classe. Mercredi, manquaient ainsi au rendez-vous des pointures comme Zidane et Viera (France), Beckham et Owen (Angleterre), Nesta, Cannavaro et del Piero (Italie), Van Nistelrooy et Seedorf (Pays-Bas) ou Rosicky (République tchèque)...
Le nombre de changements effectués par les sélectionneurs mercredi est un autre élément qui ne permet pas de tirer de conclusions sur le potentiel réel des seize équipes en lice pour l?Euro. A l?heure où les clubs abordent le sprint final de leur saison, les sélectionneurs semblaient d?abord avoir pour objectif de faire tourner les effectifs.
Trente-huit joueurs ont participé au seul Portugal-Italie, à Braga, tandis que quatorze changements ont eu lieu au cours de Suède-Angleterre et d?Espagne-Danemark. A Rotterdam, Jacques Santini et Dick Advocaat ont remplacé dix joueurs pendant Pays-Bas-France et à Dublin, dans le vieux stade de Lansdowne Road, temple irlandais du rugby à XV, les Tchèques ont joué à 18.
Advocaat, comme d?autre sélectionneur, s?est toutefois fait l?avocat de ces méthodes. ?Cette rencontre m?a permis de procéder à plusieurs essais, a-t-il indiqué mercredi soir. J?ai ainsi pu voir évoluer plusieurs nouveaux joueurs, cela a été instructif pour moi dans la perspective de l?Euro.?
Le rendez-vous a tout de même permis à certains joueurs de marquer des points en vue d?un éventuel voyage au Portugal au mois de juin. Fabrizio Miccoli, qui a apporté la victoire à l?Italie, est peut-être de ceux-là, dans un rôle de remplaçant de Totti, tout comme l?Espagnol Fernando Morientes.
Rappelé par Inaki Saez à l?occasion, le joueur de Monaco a en effet lancé l?Espagne sur la voie du succès, une victoire parachevée par son ami Raul.
Reste alors, pour les statisticiens, à tenir les comptes. Les Pays-Bas ont ainsi empêché la France de graver dans le marbre un record mondial de quinze succès consécutifs.
Les Bleus restent donc à quatorze victoires, à égalité avec le Brésil et l?Australie, mais n?ont plus encaissé de but depuis 769 minutes, série en cours.
Publicité
Publicité
Les plus récents