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Spectacle désolant

8 mars 2004, 20:00

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EN empruntant un sentier boueux et envahi de mauvaises herbes, situé entre des champs de cannes et des maisons, on arrive devant le seul terrain de football de Bois-Chéri, Moka. Le spectacle est désolant. L?herbe arrive jusqu?aux genoux sur le terrain comme dans les alentours. De la vieille ferraille et d?autres détritus complètent le sombre décor.

Le conseiller de village Nassoorla Joomun s?indigne : ?Moka souffre d?un grave problème d?entretien. Depuis des mois, l?herbe n?est pas tondue. Comment des joueurs de l?Olympic de Moka, une équipe de première division régionale et ceux des treize autres équipes du village, peuvent-ils s?entraîner dans d?aussi mauvaises conditions ??, se demande-t-il.

Un peu plus loin, la Railway Square Road est obstruée des deux côtés par l?herbe folle. ?Cette route conduit aux maisons d?une centaine de familles. C?est vraiment un inconvénient d?avoir à se frayer un passage tous les jours dans ce buisson pour rentrer chez elles?, fulmine le représentant du village.

Une plantation à la place du centre de loisirs

Les choses ne bougent pas aussi en ce qui concerne les projets. La preuve : le terrain acquis par le conseil des districts de Moka-Flacq depuis trois ans pour la construction d?un centre de loisirs a été illégalement converti en plantation de légumes par certains habitants de la région.

Nassoorla Joomun estime que ce laisser-aller est provoqué par la démotivation des conseillers. ?Depuis six mois, le conseil de village de Moka ne se réunit pas en raison de l?absence de quorum. Comment vont-ils pouvoir prendre des décisions ou réaliser des projets pour le village ? Leur mandat comme représentants volontaires a été trop long après le renvoi des élections municipales?, explique-t-il.

Conseiller depuis 1992, Nassoorla Joomun propose la mise sur pied d?un comité de gestion composé d?administrateurs comme Bhurdwaz Mungur, ancien Chief executive et François Woo du CMT, pour remplacer le conseil des districts en attendant les prochaines élections municpales. ?Si ces élections se tiennent en 2006, les habitants auront à attendre encore deux ans pour voir bouger les choses?, soutient-il.

CAMP SAMY

L?impasse devenue bourbier

  • Depuis plusieurs années, six familles de Camp Samy, Moka, entreprennent des démarches pour faire asphalter l?impasse qui donne accès à leurs maisons. À chaque averse, celle-ci se transforme en bourbier.

Des pétitions ont été adressées par ces habitants au conseil des districts de Moka-Flacq de 1999 à 2003. Dans la dernière, adressée à l?ancien président, Dharmanand Groodoyal le 28 janvier 2003, les pétitionnaires rappellent qu?au début de l?année dernière, le conseiller des districts, Ved Golam, les avait informés que cette voie d?accès avait été déclarée publique par les conseils des districts et était sur la liste des trois impasses à être asphaltées à Camp Samy.

Interrogé, Dharmanand Groodoyal a expliqué que son mandat de président est arrivé à expiration avant qu?il ne fasse entériner la décision de faire asphalter l?impasse. ?Le conseil aurait dû aller de l?avant avec ce projet. Pendant les averses, les habitants éprouvent de graves difficultés pour sortir de leurs maisons. L?impasse devient impraticable. C?est un problème humain et le conseil doit intervenir?, dit-il.

Les pétitionnaires citent la section 49 (i) (a) du Road Act de 1967 qui donne le droit au conseil des districts de faire asphalter une voie d?accès privée après adoption d?une résolution dans ce sens. Ils font dont un appel au conseil de remédier à la situation au cas contraire, ils auront recours à une action légale.

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