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Harcèlement et discrimination : attention on enquête

1 mars 2004, 20:00

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DEPUIS L?ENTRÉE en opération de la Sex Discrimination Division (SDD), dirigée par Vidya Narayen, ex-juge, cette instance sous tutelle de la Human Rights Commission n?a pas chômé. En sus de considérer les cas antérieurs à la constitution de la SDD, référés par le ministère de la Femme, et d?animer des causeries auprès de diverses institutions du pays, notamment les écoles, Vidya Narayen a évalué 60 plaintes reçues entre avril et décembre.

Tous les cas référés à la SDD ont été examinés, même ceux qui n?étaient pas de son ressort. Ceux-là ont été dirigés vers les organismes appropriés. Parmi les 60 cas ayant retenu l?attention de Vidya Narayen entre avril et fin décembre, il y a eu 14 allégations de discrimination sexuelle. Deux plaintes ont été retirées, notamment par une employée d?hôtel renvoyée en raison de sa grossesse. Toutefois, lorsque la plaignante a été entendue par la SDD, elle s?est dit tellement heureuse de sa maternité qu?elle n?a pas voulu donner suite.

Deux plaintes similaires ont été impossibles à retracer pour manque d?informations. Sept autres cas ont été réglés, dont celui d?une institutrice qui estimait qu?on ne lui allouait pas les classes de Standard V à cause de son sexe. Elle a obtenu ce qu?elle voulait.

Une employée d?une institution tertiaire s?est, elle, plainte de n?être pas promue malgré le fait d?avoir toutes les qualifications requises. La promotion n?a été obtenue qu?au bout d?une dizaine d?années, soit après l?intervention et la conciliation menée par la présidente de la SDD.

Sous le chapitre de discrimination sexuelle, on note aussi la publicité, parue dans l?express en avril dernier, d?une compagnie de textile recherchant des comptables masculins. Autre problème réglé, puisque l?entreprise a présenté des excuses et modifié sa publicité. L?enquête de la SDD est toujours en cours pour les deux derniers cas de discrimination sexuelle.

L?instance a également enquêté sur 24 allégations de harcèlement sexuel. Six de ces plaintes sont encore à l?étude. Quelques-uns auraient eu lieu dans le secteur hôtelier. Cinq cas ne tombant pas sous la juridiction de la SDD ont été référés à la police, notamment la plainte d?une fonctionnaire. Celle-ci se disait victime de harcèlement sexuel mais ne l?était plus au moment de sa convocation. L?enquête se poursuit.

Allégations non fondées

Vidya Narayen n?a pas été en mesure d?effectuer un suivi pour six des cas de harcèlement sexuel rapportés à la SDD, faute d?informations pouvant faire progresser l?enquête. Cet enseignant d?une école privée qui harcèlerait ses élèves est un exemple. Une affaire qui avait été évoquée par la presse. L?affaire n?a pu être résolue, les étudiants ne s?étant pas présentés lorsque convoqués par la SDD.

Six autres cas similaires ont été rejetés du fait que les accusations n?ont pu être établies. Parmi elles, une lettre anonyme faisant état d?un entraîneur harcelant sexuellement un sportif. L?enquête requise par l?association des athlètes a révélé que les allégations étaient non fondées. D?autres plaintes reçues par la SDD ne relevaient pas du harcèlement sexuel. Une femme s?est dit harcelée depuis 1998 par téléphone et lettres anonymes mais l?enquête a révélé qu?elle se trompait.

La SDD a évalué 22 autres plaintes qui lui sont parvenues. Le bilan est actuellement compilé. Dhiraj Seetulsing, le président de la Human Rights Commission, soumettra son rapport au président de la République à la fin de mars.

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