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Mauvaise note pour l?Inspectorat national

29 février 2004, 20:00

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<B>DEUX ANS</B>, après sa création, l?inspection nationale fait l?objet de virulentes critiques. Les deux syndicats des enseignants du privé, la Secondary & Preparatory School Teachers and Other Staff Union (SPSTSU) et l?Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) ont haussé le ton cette semaine. Cette dernière a même donné le mot d?ordre à ses membres : ?No inspector is to be allowed to visit our classes?, se mettant ainsi en situation illégale. Car toute école subventionnée par l?Etat doit se soumettre à l?inspection.

Managers et enseignants du privé estiment qu?on ne s?intéresse qu?à leurs collèges, alors que la mission de l?inspection nationale est d?être? nationale. Cette perception de partialité mine les collèges privés depuis presque un an : en mars 2002, l?Intersyndicale du privé adressait une lettre au directeur de l?inspection, Santosh Kumar Mahadeo, où il déplorait que les inspecteurs ?visit only private schools and not state schools?.

Les inspecteurs se défendent et évoquent le manque de personnel. Ils ne sont que six pour 150 collèges du pays alors qu?il en faudrait dix fois plus et que le budget en cours n?en prévoit que 28 supplémentaires. Avant la création de cette instance, il existait une inspection pour le secondaire privé et une autre pour le secondaire d?Etat tandis que l?inspection nationale avait pour but d?harmoniser l?inspection pédagogique dans le secondaire

La question d?un partage de visites équitables, pour les collèges privés et d?Etat chaque année, reste sans réponse. Les inspecteurs répliquent que les visites sont faites à partir d?un plan de travail élaboré chaque semaine avec leur directeur. Durant une année scolaire, les six inspecteurs disent avoir effectué des visites dans 70 des 93 des établissements privés subventionnés. Faute de personnel, la supervision pédagogique n?aura concerné à ce stade que six matières (anglais, hindi, business economics, comptabilité, chimie et biologie).

Autre motif de ranc?ur : la manière de faire de certains inspecteurs, leur attitude arrogante et leur manque de respect pour les procédures. ?Ils font irruption dans les classes à l?heure qui leur convient. Nous avons rapporté plusieurs incidents au directeur de l?Inspectorat?, dit Lysie Ribot, présidente de la SPSTSU. A sa conférence de presse de mercredi dernier, l?UPSEE alléguait que ?parfois ces inspecteurs maltraitent les profs devant leurs élèves ou se substituent à eux? .

Piqués au vif , certains inspecteurs renvoient la balle aux enseignants : ?S?il y a des inspecteurs qui sont dangereux pour les enseignants, le président de l?UPSEE aurait dû en tant que syndicaliste responsable les dénoncer aux autorités ?, réplique l?un d?entre eux. Ils admettent qu?une formation leur serait bénéfique au lieu de ?la formation piecemeal? reçue et sont pour une réorganisation de l?inspection. Les managers et les enseignants invitent les autorités éducatives à rouvrir les discussions avec toutes les parties concernées sur le rôle de l?inspection nationale dont ils reconnaissent pleinement l?utilité.

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