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Stéphan Buckland : Il n?y a aucune logique !
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Stéphan Buckland : Il n?y a aucune logique !
<B>STÉPHANE</B> Buckland, double finaliste des Mondiaux d?athlétisme en 2001 et 2003 respectivement à Edmonton et à Paris, ne cache pas sa déception.
Cela fera bientôt plus de deux ans qu?il a pris la décision de poursuivre sa préparation sur le sol mauricien. Et voilà que le ministère de la Jeunesse et des Sports a estimé utile de reduire sa bourse de moitié. C?est cela l?art de la motivation à la mauricienne?
?En toute franchise, il n?y a aucune logique. Il n?y a qu?un niveau mondial et je ne vois pas comment, parce que je m?entraîne à Maurice, ma bourse a été réduite de moitié?, s?indigne Stéphan Buckland.
Du côté du ministère de la Jeunesse et des Sports, on explique cette réduction par le fait que Stéphan Buckland, à travers les Rs 20 000 qu?il percevait auparavant, se trouvait Rs 10 000 de Disturbance Allowance.
<B>A Dakar, ils sont pris en charge</B>
Pourtant, Jonathan Chimier et Arnaud Casquette, qui se trouvent à Dakar, ne perçoivent pas ? jusqu?à l?heure ? de Disturbance allowance. Et que dire des autres athlètes qui se trouvent à l?étranger, à l?exemple d?Olivier Sirop, qui s?entraîne aux Etats-Unis et qui est fiché dans la catégorie? régionale et donc ne reçoit que Rs 1 000.
?En effet, les bourses de Jonathan Chimier et Arnaud Casquette n?ont pas été doublées?, affirme Stéphan Buckland avant d?expliquer : ?La somme que je perçois, c?est-à-dire
Rs 10 000, n?est pas suffisante pour subvenir à mes besoins liés à ma préparation. Par exemple, à Dakar, nous sommes logés, nourris, véhiculés. Bref, nous sommes dans une structure où nous sommes pris en charge. Quand, je m?entraîne à Maurice, j?ai tout cela à ma charge. Je dois tout assumer??
?Il faut que le ministère assume ses responsabilités. Il doit se mettre à la place des athlètes de haut niveau pour mieux comprendre la chose et ainsi mieux les aider?, ajoute-t-il.
Stéphan Buckland fait aussi ressortir qu?une carrière internationale n?est pas longue, alors que la carrière nationale peut l?être. ?Et puis, ce n?est pas tous les jours qu?un pays comme le nôtre peut prétendre avoir des athlètes de niveau mondial. D?ailleurs, lorsqu?on se trouve à l?étranger, on est mis devant le fait que des athlètes qui ne sont pas forcément finalistes mondiaux sont, de loin, mieux considérés que nous par leur pays. Ça choque peut-être, mais c?est ainsi?, avoue Stéphan Buckland.
?D?ailleurs, depuis que je me prépare à Maurice, je n?ai jamais vu un officier du ministère ou le ministre sur le terrain à l?entraînement. Ce qui est encore plus flagrant, c?est que Michaël Glover, qui n?est pourtant pas ministre des Sports, lui, passe prendre des nouvelles des athlètes de temps à autres??, conclut Stéphan Buckland.
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