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La neige a été leur tombeau
Championne du monde du Super G en 2001 et première skieuse française à remporter la mythique descente de Cortina d?Ampezzo en 99, Régine Cavagnoud a été victime de sa seule passion, la neige. Elle est morte le mercredi 31 octobre 2001, à 31 ans, à Innsbruck, en Autriche, trois jours après avoir percuté de plein fouet Markus Anwander, l?entraîneur de la sélection allemande, lors d?un entraînement de vitesse près de Solden. La Française descendait à près de 100 km/h.
Cavagnoud, six fois victorieuse en Coupe du monde et détentrice de 17 podiums mondiaux, souffrait de plusieurs traumatismes, dont un crânien. Elle avait des côtes et un bras cassés, le foie et les poumons touchés. Le 11 juin 2003, deux ans après la tragédie, Anwander a lancé une procédure civile contre la Fédération française de ski, lui réclamant 67 000 euros de dommages. Selon lui, les entraîneurs français auraient autorisé Cavagnoud à effectuer une cinquième descente sur le glacier du Pitztal alors qu?il était convenu que chaque équipe n?aurait eu droit qu?à quatre descentes.
La mort de Cavagnoud avait plongé la France entière dans le deuil. « Régine s?en est allée », titrait humblement L?Equipe le lendemain. « La neige est en deuil », faisait remarquer le Figaro. Le président français Jacques Chirac a lui déclaré que « Le sport français a perdu une de ses plus grandes championnes ».
Sept ans avant Cavagnoud, une autre skieuse d?exception, l?Allemande Ulrike Maier (photo), avait également été fauchée en pleine gloire. Elle avait été championne du monde du Super G en 1988 et remporté six victoires en Coupe du monde. Le samedi 29 janvier 1994, elle est la favorite de la descente de Garmish. Elle s?élance, impatiente de retrouver son mari et sa fille Mélanie, qui l?attendent au bas. Une minute, 29 secondes plus tard, se produit l?inexplicable. Ulrike perd l?équilibre, son ski droit s?écarte. Elle percute, à 105 km/h, un sac de paille censé protéger les skieurs et meurt.
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