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Sous la varangue
Dans les pays tropicaux comme Maurice, l?été rime souvent avec le mot varangue. La famille s?y réunit surtout l?après-midi et une bonne partie de la soirée pour profiter au maximum de la clarté du jour ou tout simplement pour papoter et prendre l?air. D?origine portugaise, le mot « varanda » est d?abord passé par l?Inde, où il est devenu « véranda » avant de devenir « varangue ». À la fois couverte et ouverte, cette terrasse est souvent considérée comme un lieu de bien-être par nombre de Mauriciens. Les habitants des îles de l?océan Indien l?ont toujours associée à la présence des colons français et anglais. Ce lieu symbolise encore la douceur de vivre dans les îles, avec ses balustrades en fonte ou en fer forgé, ses lambrequins en bois ou en tôle, sans parler des moulures et losanges qui témoignent de la plus pure tradition coloniale.
Si certains préfèrent transformer la varangue en baie vitrée, d?autres optent pour une ouverture sur le jardin. Ils y accueillent alors leurs invités. Dans ce cas, les stores en raphia sont souvent utilisés pour se protéger du soleil et des regards indiscrets et ils sont indispensables lorsqu?il vente. S?il n?existe aucune déco standard pour embellir la varangue, le mobilier ne diffère toutefois pas beaucoup d?une maison à l?autre : fauteuils en rotin, table basse, sellette à plantes vertes ou encore lampes et appliques murales. Rien n?a beaucoup changé, si ce n?est que le revêtement du sol qui a évolué avec le temps. Autrefois constitué de dalles en pierre, il est aujourd?hui en ardoise, en « terrazzo », en carrelage et parfois en béton. Les sols en « châlit rouge » très prisés autrefois, ont quelque peu perdu de leur superbe. Quoi qu?il en soit, la varangue a toujours ce cachet si particulier qui sied aux pays tropicaux.
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