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Accueil mitigé pour une loi
Le projet de loi visant à réglementer les services publics, l?Utility Regulatory Authority (URA) Bill, reçoit un accueil mitigé. Les services publics comprennent la Central Water Authority (CWA), le Central Electricity Board (CEB) et la Wastewater Authority. Si certains syndicats concernés par cette mesure et les associations de consommateurs l?accueillent favorablement, d?autres se montrent plutôt réticents.
« Nous pensons que l?URA va sauvegarder l?intérêt de tous les partenaires », explique le président de la Central Electricity Board Staff Association, Jean Lee Sow Fong.
Le ministre des Services publics, Alan Ganoo, a annoncé jeudi que l?URA Bill sera présenté à l?Assemblée nationale à la rentrée. C?était à l?hôtel Labourdonnais, lors de la signature de la préparation d?un schéma directeur pour évaluer les besoins en eau des vingt prochaines années.
Pour le ministre Ganoo, il est essentiel, dans le cadre de la réforme des services publics, d?instituer un organisme indépendant pour réglementer les secteurs de l?électricité, de l?eau potable et des eaux usées. « Cet organisme, qui viendra chapeauter la CWA, le CEB et la Wastewater Authority, accordera davantage de transparence à ces organismes et plus de justice et d?équité aux autres partenaires. »
C?est en tout cas ce que pense le représentant de l?Institut pour la protection des consommateurs (ICP), Mosadeq Sahebdin. « L?URA, qui sera un organisme indépendant, va donner voix au chapitre aux consommateurs qui arrivent difficilement à se faire entendre. » Le porte-parole de l?ICP rappelle que l?URA sera assorti d?un tribunal d?appel. « C?est une instance où nous pourrons contester, par exemple, les augmentations injustifiées de tarifs. »
En revanche, l?Union of Employees of the Central Electricity Board (UECEB) estime que l?URA n?est qu?une étape vers la privatisation des services publics. « Ce projet de loi est sujet à discussion, car il n?introduit rien de nouveau, si n?est qu?un moyen détourné pour aboutir à la privatisation », explique le président, Giandev Peeharry.
Pour assurer l?indépendance et une parfaite autonomie à l?URA, le projet de loi prévoit que les membres de son board, son président et ses quatre commissaires, soient nommés par un Appointments Committee. Ce comité comprend le président de la République, le Premier ministre et le leader de l?opposition. « Nous avons souhaité que l?URA soit aussi indépendante que l?Independent Commission against Corruption », explique Alan Ganoo.
L?URA aura pour attribution d?assurer la viabilité et l?efficacité des services publics et de promouvoir l?intérêt des consommateurs et des opérateurs. Elle aura, en autres pouvoirs, celui de décider des tarifs et de délivrer des permis d?opération. « Le projet de loi prévoit également que l?URA soit dirigée par un personnel de haut calibre », conclut Alan Ganoo.
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