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« L?Acca tisse sa toile à Maurice »
Khemraj Reetun est le nouveau président de la filiale locale de l?Association of Chartered Certified Accountants (Acca). Il a débuté comme Trainee Examiner au Bureau de l?audit du gouvernement avant d?en être l?actuel directeur adjoint. Khemraj Jeetun assume ses nouvelles responsabilités posément, malgré une année chargée car l?Acca fête ses 100 ans d?existence en 2004.
Le président de l?Acca Maurice définit ses attributions.
« Avec l?aide des autres membres du comité exécutif, nous avons un rôle stratégique, nous décidons des activités. Nous les recommandons ensuite au directeur qui les applique », explique-t-il.
Le comité exécutif ne risque pas de chômer en 2004. En effet, les 100 ans de l?Acca seront dignement fêtés à Maurice. « Maurice est l?un des douze pays choisis pour des activités d?envergure par la maison mère à Londres. Nous sommes les seuls à les organiser en Afrique. Maurice est très bien positionné et bien vue par l?Acca de Londres », affirme K. Reetun.
L?Acca obtient un succès constant auprès des étudiants en comptabilité. « À Maurice, la tendance c?est l?ACCA », affirme Khemraj Reetun presque sur un ton de publicitaire. Il explique cet engouement. « Notre atout c?est le coût accessible. Nos étudiants ne doivent pas non plus aller passer leurs examens ou suivre des cours en Angleterre. » Le fait que les diplômes de l?Acca soient reconnus dans 160 pays est aussi un avantage.
Mais cet engouement va-t-il perdurer ? Les jeunes pensent désormais aux technologies de l?information et de la communication (Tic), plutôt qu?à la comptabilité. Khemraj Reetun se veut rassurant et affirme que l?intérêt pour la comptabilité demeure.
« Quand on parle de Business Process Outsourcing par exemple, on doit savoir qu?il y a des métiers liés aux finances qui y sont associés. C?est pourquoi la comptabilité restera toujours d?actualité », estime-t-il. Les Tic et la comptabilité sont tout à fait complémentaires selon lui.
Mais l?image de la profession a pourtant été écornée. En effet, les récents scandales financiers nationaux et internationaux lui ont « fait prendre un coup », admet Khemraj Reetun. « Le public attendait beaucoup des auditeurs, parfois même trop. Il a donc un peu perdu confiance. » Mais la profession et le gouvernement ont tous deux tiré les leçons.
Avec la mise en place du Financial Reporting Council (FRC), le travail des comptables devra se conformer à des standards qui seront fixés, au risque de se faire sanctionner. C?est le Mauritius Institute of Professional Accountants (Mipa), émanation du FRC, qui agira comme conseil des comptables. « Il réglementera les qualifications, aidera à la formation et sanctionnera s?il le faut », explique Khemraj Reetun. L?Acca compte d?ailleurs collaborer avec le Mipa pour que ces règles soient respectées. L?image de la profession est en jeu, il faut donc la redorer.
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